Des chercheurs américains de l’université de Stanford ont utilisé l’intelligence artificielle pour concevoir des virus synthétiques capables de détruire des bactéries résistantes aux antibiotiques. Seize de ces bactériophages se sont révélés pleinement fonctionnels en laboratoire.
L’équipe menée par Brian Hie a entraîné les modèles Evo1 et Evo2 sur les données génétiques de deux millions de bactériophages naturels. L’IA a ensuite généré des milliers de génomes inédits, dont 302 ont été synthétisés en laboratoire.
Une piste contre l’antibiorésistance
Ces virus sur mesure éliminent efficacement des souches d’E. coli devenues insensibles aux bactériophages classiques. L’objectif est de relancer la phagothérapie, une alternative aux antibiotiques traditionnels.
Publiée dans la revue Science, cette avancée s’inscrit dans la vague d’avancées spectaculaires de l’intelligence artificielle générative observée ces derniers mois.
Mais les chercheurs reconnaissent que leurs travaux soulèvent aussi des questions urgentes de biosécurité.


