Benjamin Locreille retrace la vie de Felix Gonzalez-Torres dans un premier livre contre l’oubli

Stéphane Larue
Publié par
Stéphane Larue
Publié parStéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
3 Min de lecture
Couverture : Peut-être qu'il y aura une fête de Benjamin Locreille / AlterPublishing

Né à Charleville-Mézières, formé au théâtre puis à l’histoire de l’art contemporain, Benjamin Locreille publie son premier livre chez AlterPublishing : Peut-être qu’il y aura une fête — Rencontrer Felix Gonzalez-Torres. Un livre-enquête intime et politique sur l’un des artistes les plus marquants du XXe siècle.

Publicite

Un artiste majeur dont la mémoire s’efface

Felix Gonzalez-Torres est né à Cuba en 1957. Il a grandi à Porto Rico avant de s’installer à New York, où il est devenu l’une des figures majeures de l’art conceptuel des années 1980-1990.

Son œuvre est partout — dans les musées, les collections, les catalogues. Mais son histoire intime, affective et politique, elle, s’efface. C’est précisément contre cet effacement que Benjamin Locreille a écrit.

Des bonbons, des guirlandes, et l’amour au cœur de l’art

Gonzalez-Torres a transformé des objets du quotidien en gestes artistiques d’une force rare. Ses installations de bonbons — dont le poids correspondait exactement à celui de son compagnon Ross Laycock, mort du sida en 1991 — invitaient le public à en emporter, matérialisant une disparition progressive.

Des guirlandes lumineuses suspendues comme des souffles, des piles de feuilles à emporter, des rideaux de perles : des formes simples portant une charge politique et émotionnelle considérable.

Il est mort le 9 janvier 1996 à Miami, des suites du sida, à 38 ans.

Publicite

Pendant un an, Locreille a rencontré ceux qui l’ont aimé

L’auteur a passé une année entière à recueillir les témoignages de proches, de collaborateurs, de personnes qui ont côtoyé l’artiste.

Trente ans après la mort de Gonzalez-Torres, il prend le risque de faire entendre des voix plutôt que de figer une œuvre. Le résultat est un livre à la croisée de l’enquête et de l’intime, salué comme un texte rare, à la fois personnel et politique.

Benjamin Locreille retrace la vie de Felix Gonzalez-Torres dans un premier livre contre l'oubli

Un premier livre paru le 15 mars 2026

Benjamin Locreille vit entre la France et les États-Unis. Diplômé d’un master en histoire de l’art contemporain, il a également travaillé à l’international dans le luxe et la haute gastronomie.

Peut-être qu’il y aura une fête est disponible en broché (265 pages, 20 euros) et en format Kindle (9 euros). Préfacé par Jennifer Flay et Carl George, il est publié sous la direction d’AlterPublishing.

A retenir

  • Benjamin Locreille signe son premier livre sur Felix Gonzalez-Torres (AlterPublishing, mars 2026)
  • Un livre-enquête sur l’artiste cubain mort du sida en 1996, figure majeure de l’art conceptuel
  • 265 pages, 20 euros en broché — prefaces de Jennifer Flay et Carl George
Publicite
Partagez cet article
Publié parStéphane Larue
Follow:
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.