Patrick Balkany condamné à de la prison ferme dans deux affaires de détournement

Stéphane Larue
Publié par
Stéphane Larue
Publié parStéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 Min de lecture
Patrick Balkany lors d'une interview sur BFMTV

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné ce jeudi 28 mai 2026 Patrick Balkany à deux peines de prison pour détournement de fonds publics. Quatre ans dont un avec sursis dans la première affaire, trente mois dont quinze avec sursis dans la seconde. Sans mandat de dépôt.

Publicite

L’ancien maire de Levallois-Perret, 77 ans, ne s’est pas présenté à l’audience. Son avocat, Me Robin Binsard, a invoqué des raisons de santé. C’est donc sans lui que la présidente du tribunal, Céline Ballerini, a évoqué sa propension à « privilégier son intérêt personnel au détriment de l’intérêt général ».

Deux amendes salées en plus de la prison

Au-delà des peines d’emprisonnement, le tribunal a infligé à Patrick Balkany 350 000 euros d’amende dans un dossier et 500 000 euros dans l’autre.

Une peine d’inéligibilité de dix ans a également été prononcée dans les deux affaires. Elle s’ajoute à celle déjà en vigueur, confirmée en novembre 2025 par la cour d’appel de Paris, qui lui avait fermé la porte des municipales 2026 à Levallois-Perret.

L’affaire des chauffeurs et l’affaire Codeeil

Le premier dossier, dit « des chauffeurs », portait sur l’utilisation entre 2010 et 2015 de trois policiers municipaux et d’un policier national détaché comme conducteurs personnels. Le procureur Camille Sigriest avait requis deux ans dont un ferme, fustigeant des policiers recrutés au service du maire « par le fait du prince », en dehors de toute règle administrative.

Publicite

Le second dossier concernait la rémunération de Renaud Guillot-Corail, ancien directeur du développement économique de la ville. Selon les informations du Parisien, cet ex-collaborateur aurait perçu environ 300 000 euros entre 2012 et 2018 via une association satellite financée par les subventions municipales, après son départ à la retraite. La procureure Nathalie Foy avait pointé « les liens d’amitié » des deux hommes et « l’anomalie du parachutage » de l’intéressé dans cette structure.

« L’argent public, c’est sacré », avait-elle martelé. La défense avait de son côté dénoncé des investigations « lacunaires » et des délais de procédure « déraisonnables ».

Pas de retour en prison

Malgré des peines fermes cumulées significatives, Patrick Balkany ne sera pas incarcéré. La présidente a précisé que ces condamnations sont prononcées sans mandat de dépôt, compte tenu notamment de l’âge du prévenu.

L’ancien baron des Hauts-de-Seine bénéficie depuis début 2026 d’une libération conditionnelle lui permettant de purger à Giverny le reliquat de ses condamnations pour fraude fiscale. Pour l’historique complet de ses affaires judiciaires, voir notre dossier sur le double procès Balkany devant le tribunal de Nanterre.

À retenir :

  • Quatre ans dont un ferme dans l’affaire des chauffeurs, trente mois dont quinze ferme dans l’affaire Codeeil
  • 350 000 € et 500 000 € d’amendes, dix ans d’inéligibilité prononcés dans les deux dossiers
  • Aucun mandat de dépôt — Patrick Balkany ne retourne pas en prison

Publicite
Partagez cet article
Publié parStéphane Larue
Follow:
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.