Alex Albon n’avait pas prévu son week-end ainsi. Le pilote Williams a vu sa voiture détruite vendredi 22 mai lors des premiers essais libres du Grand Prix du Canada, après avoir percuté une marmotte qui traversait le circuit Gilles-Villeneuve. L’incident, rapporté par Motorsport.com et la chaîne Formula1.com, est devenu viral dans la foulée.
La scène s’est jouée à pleine vitesse sur le tracé de l’île Notre-Dame, à Montréal. Le petit rongeur, déjà rebaptisé « Gary » sur les réseaux sociaux, a traversé la piste juste devant la Williams numéro 23. L’impact a été immédiat : la voiture est devenue instable, Albon a perdu le contrôle et terminé sa course contre les barrières de protection.
Une boîte de vitesses et un bloc moteur à changer
Le bilan mécanique est lourd. Les ingénieurs Williams ont détecté des dégâts sur la boîte de vitesses et sur l’unité de puissance, deux pièces qu’il a fallu remplacer en urgence. Conséquence directe : le pilote thaïlandais a manqué la séance de qualification du sprint qui suivait, un coup dur pour l’écurie britannique en pleine remontée au championnat.
« Je n’ai rien vu venir, c’est arrivé en une fraction de seconde », a réagi Albon auprès des médias sur place. La pauvre marmotte, elle, n’a pas survécu à la collision.
Les marmottes, mascottes officieuses du circuit
Le circuit Gilles-Villeneuve est connu en Formule 1 pour cohabiter avec une faune sauvage particulièrement vivante. Marmottes, ratons laveurs et oiseaux y croisent régulièrement les monoplaces, au grand amusement du public et des diffuseurs. Aucun autre tracé du calendrier ne présente une telle promiscuité entre animaux et bolides.
« Gary » est désormais une star posthume : un tweet le montrant en train de courir le long de la piste, accompagné de la légende « Gary gotta go fast », a explosé en quelques heures. Sur les forums F1, certains demandent même qu’une minute de silence soit observée avant le départ de la course, prévu ce dimanche après-midi.
Côté résultats, la suite du week-end s’annonce compliquée pour Williams. Mais à Montréal, l’incident le plus commenté reste celui du dimanche-là : une marmotte a réussi à éclipser l’ensemble du plateau de Formule 1.
