Sorties ciné du 29 avril : Prada 2, Die My Love et Vivaldi

Stéphane Larue
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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Ce mercredi 29 avril, les salles obscures françaises accueillent une vague de nouveautés particulièrement séduisante : une suite très attendue avec Meryl Streep et Anne Hathaway, un drame psychologique haletant signé Lynne Ramsay, et un biopic musical envoûtant sur Antonio Vivaldi. De quoi satisfaire tous les amateurs du grand écran.

Le Diable s’habille en Prada 2 — La suite du classique de la mode

Comédie dramatique • 1h53 • Réalisation : David Frankel

Vingt ans après, Runway est en crise. Miranda Priestly (Meryl Streep), fragilisée par le déclin inexorable de la presse papier et par de mystérieux troubles de mémoire, voit son autorité vaciller. C’est dans ce contexte que Andy Sachs (Anne Hathaway) fait son grand retour au magazine, cette fois à un poste de direction. Pendant ce temps, Emily Charlton (Emily Blunt), devenue puissante dirigeante d’un groupe de luxe, tient désormais les cordons de la bourse. Entre pouvoir, loyautés brisées et haute couture, la guerre froide reprend — plus élégante et impitoyable que jamais.

David Frankel reprend les commandes de cette suite très attendue, épaulé par la scénariste originale Aline Brosh McKenna. Le casting s’enrichit de nouveaux visages : Kenneth Branagh en mari de Miranda, mais aussi Lady Gaga, Simone Ashley, Pauline Chalamet et Lucy Liu. Public cible : fans du premier film, amateurs de comédie de mœurs et de mode. Un blockbuster taillé pour le grand public.

Die My Love — Jennifer Lawrence électrisante dans un portrait de femme en crise

Drame psychologique • Réalisation : Lynne Ramsay • Avec Jennifer Lawrence, Robert Pattinson, Lakeith Stanfield

Grace est écrivaine, jeune mère, et elle se noie lentement. Installée avec son compagnon Jackson dans une grande maison isolée au cœur du Montana, elle se débat avec le poids d’une maternité qui l’étouffe, l’absence répétée de son partenaire et la pression d’une vie domestique qui ne lui ressemble pas. Ce qui commence comme une mélancolie ordinaire bascule peu à peu vers quelque chose d’incontrôlable — une descente aux enfers aussi violente qu’intime.

Adapté du roman argentin d’Ariana Harwicz, ce film a été défendu par Jennifer Lawrence elle-même, qui a voulu Lynne Ramsay à la mise en scène après avoir été soufflée par le livre. Résultat : une œuvre âpre et viscérale, présentée à Cannes 2025, qui a récolté 74 % de critiques positives sur Rotten Tomatoes. Lawrence livre une performance unanimement saluée, d’une intensité rare. Public cible : amateurs de cinéma d’auteur exigeant, de drames psychologiques intenses. À réserver aux âmes sensibles avertis.

Vivaldi et moi — La Venise du XVIIIe siècle comme vous ne l’avez jamais vue

Biopic historique et musical • 1h51 • Réalisation : Damiano Michieletto • Avec Tecla Insolia, Michele Riondino

Venise, début du XVIIIe siècle. L’Ospedale della Pietà recueille de jeunes orphelines et les forme à la musique — des virtuoses masquées, dissimulées au public, jouant pour les riches mécènes de l’institution. Cécilia, vingt ans, y excelle au violon. Jusqu’au jour où l’arrivée d’Antonio Vivaldi, nouveau maître de musique au charisme débordant, vient bouleverser son quotidien et réveiller des désirs longtemps refoulés.

Librement inspiré du roman Stabat Mater de Tiziano Scarpa — Prix Strega 2009 —, ce film du metteur en scène d’opéra Damiano Michieletto a conquis Toronto avant d’être sélectionné dans plusieurs festivals internationaux. La presse lui accorde 3,4 sur 5, saluant la beauté visuelle et la richesse de la bande-son. Public cible : amateurs de cinéma historique, de musique baroque, de biopics soignés. Un voyage envoûtant pour les cinéphiles en quête de dépaysement.

Dao — Le dernier Alain Gomis, une traversée entre deux continents

Drame • 3h05 • Réalisation : Alain Gomis • Avec Katy Correa

Gloria vit un mercredi hors du commun : le matin, elle assiste au mariage de sa fille en banlieue parisienne ; quelques heures plus tôt — ou est-ce un souvenir ? — elle participait en Guinée-Bissau à la cérémonie consacrant son père défunt au rang d’ancêtre. Entre passé et présent, réalité et fiction, vie et mort, une femme cherche sa place dans le monde. Révélation de la Berlinale 2026, la comédienne Katy Correa porte ce film de trois heures sur ses épaules avec une présence bouleversante. Une œuvre de cinéma d’auteur ambitieuse, pour les curieux prêts à s’abandonner à un temps long et habité.


Le conseil de la rédaction

Si vous ne deviez voir qu’un seul film cette semaine, nos yeux se tournent vers Die My Love. La performance de Jennifer Lawrence y est d’une intensité qu’on ne voit qu’une poignée de fois par décennie. Mais si l’envie de légèreté l’emporte, la suite du Diable s’habille en Prada promet un moment de pur plaisir, nostalgique et pétillant. Et pour les amoureux de Venise et de baroque, Vivaldi et moi est une évidence absolue.

Bonne séance à tous !

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.