La directrice financière d’OpenAI confirme qu’une part des actions sera réservée aux investisseurs individuels lors de l’introduction en Bourse, prévue fin 2026 avec une valorisation visée d’un billion de dollars.
Sarah Friar ne cache plus ses ambitions. Dans un entretien accordé à CNBC, la CFO d’OpenAI a détaillé une stratégie d’IPO qui rompt avec les codes habituels de la Silicon Valley : réserver une tranche significative d’actions aux particuliers, là où les géants de la tech privilégient traditionnellement les institutionnels.
L’idée n’est pas sortie de nulle part. Lors de sa dernière levée de fonds — 122 milliards de dollars au total, un record absolu —, OpenAI avait déjà testé l’appétit des investisseurs individuels via les réseaux bancaires de JP Morgan, Morgan Stanley et Goldman Sachs. Résultat : la société visait un milliard, elle en a récolté trois. « Nous avons constaté une demande vraiment forte de la part des particuliers », reconnaît Friar.
Le calendrier se précise. OpenAI pourrait déposer son dossier auprès des régulateurs dès le second semestre 2026, avec une valorisation cible qui flirte avec les 1 000 milliards de dollars. Sa dernière valorisation privée s’établissait déjà à 852 milliards.
Ces chiffres donnent le vertige, mais ils reposent sur des fondamentaux solides. ChatGPT revendique 900 millions d’utilisateurs hebdomadaires, et la société projette un chiffre d’affaires de 280 milliards de dollars d’ici 2030. Pour Sarah Friar, il est désormais « de bonne hygiène » qu’une entreprise de cette taille « ressemble, se comporte et fonctionne comme une société cotée ».
En réservant des actions aux particuliers, OpenAI suit la piste ouverte par SpaceX d’Elon Musk, qui envisagerait d’allouer jusqu’à 30 % de ses parts aux investisseurs individuels — trois fois la norme habituelle de 5 à 10 %. Une tendance qui pourrait transformer durablement la manière dont les géants de la tech accèdent aux marchés.














