Depuis le 20 février 2026, les règles du CPF ont changé pour le permis de conduire. Les salariés ne peuvent plus financer seuls leur permis B avec leurs droits CPF. Un coup dur pour des millions de personnes qui comptaient sur ce dispositif.
La loi de finances pour 2026 a introduit plusieurs restrictions importantes sur l’utilisation du Compte Personnel de Formation. La plus visible concerne le permis de conduire du groupe léger — le fameux permis B — mais d’autres plafonds ont aussi été instaurés sur les certifications et le bilan de compétences.
Permis B et CPF : qui peut encore en bénéficier ?
Depuis le 20 février 2026, utiliser son CPF pour financer un permis A1, A2, B1 ou B (permis groupe léger) est réservé à deux catégories de personnes :
Les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail, qui conservent un accès complet au dispositif. Et les salariés bénéficiant d’un cofinancement d’un tiers — employeur, OPCO ou autre organisme — qui abonde le dossier.
Concrètement, un salarié qui souhaitait financer son permis B uniquement avec ses droits CPF acquis ne peut plus le faire. Il doit désormais trouver un financeur complémentaire ou renoncer à ce projet via le CPF.
Pour les permis poids lourds et transport de personnes (C, CE, D…), rien ne change : ils restent accessibles à tous les titulaires d’un compte CPF.
Un plafond de 900 € pour les permis concernés
Même pour ceux qui remplissent les nouvelles conditions d’éligibilité, une limite s’applique désormais : le CPF ne peut financer qu’un maximum de 900 € pour un permis de conduire du groupe léger.
Que le solde du compte soit de 1 500 € ou 3 000 €, la mobilisation est bloquée à 900 € pour cette formation. La différence doit être prise en charge par le candidat ou par un cofinancement tiers.
Cette mesure vise à limiter les abus constatés depuis plusieurs années, certains organismes peu scrupuleux ayant profité du financement intégral via CPF pour facturer des formations à des tarifs excessifs.
Autres plafonds instaurés en 2026
Le permis de conduire n’est pas le seul secteur concerné par les nouvelles restrictions. Les formations certifiantes du Répertoire Spécifique (RS) sont désormais plafonnées à 1 500 € par formation. Le bilan de compétences est limité à 1 600 €.
Ces plafonds s’appliquent même si le solde du compte CPF est supérieur. L’objectif affiché est de maîtriser les dépenses du dispositif, dont le coût avait dépassé 2 milliards d’euros par an.
La suppression de l’aide de 500 € pour les apprentis
La loi de finances 2026 a également supprimé l’aide forfaitaire de 500 € que les apprentis pouvaient mobiliser pour financer leur permis B. Cette aide, créée pour favoriser la mobilité professionnelle des jeunes en alternance, ne s’applique plus aux nouveaux contrats d’apprentissage.
Les apprentis dont le contrat était en cours avant la réforme conservent leur droit à cette aide. Pour les nouveaux, il faudra s’orienter vers d’autres dispositifs ou négocier un financement avec l’employeur.
Pour les personnes en reconversion, d’autres leviers existent en parallèle du CPF : le financement via Pôle emploi ou les aides régionales pour la mobilité professionnelle.
