Un tribunal parisien a prononcé ce samedi des condamnations allant de dix-huit mois avec sursis à sept ans de prison ferme contre six ressortissants géorgiens, reconnus coupables du vol d’éditions rares d’auteurs russes dans des bibliothèques de Paris et de Lyon. Parmi les pièces dérobées figurerait notamment une première édition de « Boris Godounov » de Pouchkine, datant de 1825, subtilisée à la Bibliothèque nationale de France.
Les prévenus auraient opéré avec une sophistication remarquable, substituant les ouvrages volés par des fac-similés quasi-identiques pour retarder toute détection. Le préjudice subi par la seule BnF s’élèverait à 770 000 euros. D’autres bibliothèques en Allemagne, en Suisse et en République tchèque auraient également été visées par ce réseau.
Les enquêteurs soupçonneraient ces vols de s’inscrire dans une logique de « rapatriement du patrimoine culturel russe », en lien avec les tensions géopolitiques consécutives à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
