À retenir
- Santé publique France recense 178 cas autochtones de virus du Nil occidental en France hexagonale au 12 octobre 2026, soit 17 de plus en une semaine
- Huit régions sont concernées, de l’Île-de-France à la Corse, pour 28 départements au total dans le bulletin
- Selon l’Institut Pasteur, environ 80 % des infections ne provoquent aucun symptôme
- Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour l’être humain : la prévention repose sur la lutte contre les piqûres
Au sommaire
Santé publique France dénombre 178 cas autochtones d’infection par le virus du Nil occidental en France hexagonale. Son bulletin du 14 octobre 2026 arrête les données au 12 octobre et fait état de 17 cas supplémentaires en une semaine.
Un cas est dit autochtone lorsque la personne a été infectée en France, sans séjour dans une zone où le virus circule. Pour 17 d’entre eux, le lieu de contamination n’a pas pu être identifié, et pour un autre cas, l’origine locale ou importée reste indéterminée.
Huit régions et 28 départements touchés selon le bulletin
L’Occitanie et l’Île-de-France comptent chacune 7 départements concernés, l’Auvergne-Rhône-Alpes 4, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Pays de la Loire 3 chacune. La Corse en compte 2, tandis que la Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, et le Loiret, en Centre-Val de Loire, sont les seuls départements touchés de leur région.
Début septembre, nous faisions état de neuf cas confirmés dans les Bouches-du-Rhône. Le virus est présent chez les oiseaux et peut aussi infecter les humains et les chevaux, principalement par l’intermédiaire de moustiques, précise Santé publique France.
Huit infections sur dix ne provoquent aucun symptôme
D’après l’Institut Pasteur, 80 % des infections restent sans symptôme. Chez les 20 % restants, les signes apparaissent de 3 à 6 jours après l’infection.
Ils prennent la forme d’une fièvre brutale et élevée, de maux de tête, de toux, de douleurs dorsales et musculaires, avec des ganglions gonflés dans le cou. Une éruption, des nausées, des douleurs abdominales ou une diarrhée peuvent s’y ajouter.
Des méningites ou des encéphalites surviennent dans environ 1 % des cas. Les formes graves ou mortelles touchent surtout les personnes âgées ou immunodéprimées, souligne l’institut.
Sans vaccin ni traitement, il reste à éviter les piqûres
L’Institut Pasteur indique qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe pour l’être humain. La prise en charge vise à soulager les symptômes par le repos, l’hydratation et des médicaments contre la fièvre et la douleur, et les cas sévères sont hospitalisés, parfois en réanimation.
Pour réduire le risque, l’institut recommande de supprimer les eaux stagnantes où se développent les larves de moustiques, de porter des vêtements longs et d’utiliser des moustiquaires ou des répulsifs.
En cas de symptômes, notamment chez une personne âgée ou fragilisée, un avis médical s’impose.
Un décompte actualisé chaque semaine
Santé publique France publie les données 2026 dans son bulletin hebdomadaire de surveillance renforcée des arboviroses en France hexagonale. Les chiffres de ce bulletin couvrent le chikungunya, la dengue, le Zika et le virus du Nil occidental.




























