Le phénomène venteux ultra-localisé a surpris les habitants ce samedi midi en arrachant toitures et arbres sur son passage sans faire de victimes.
C'est un véritable couloir de destruction qui a traversé la commune de Mios en quelques instants.
Aux alentours de midi ce samedi 31 janvier 2026, la météo a basculé brutalement en Gironde. Une colonne d'air tourbillonnante s'est formée, balayant le centre-ville et plusieurs quartiers résidentiels avec une violence inouïe.
Le phénomène est aussi rare que spectaculaire.
Les images amateurs, capturées par des riverains médusés, montrent une rotation caractéristique des débris et de la végétation. Une analyse visuelle corroborée rapidement par Météo-France : la trajectoire et le comportement des vents confirment la thèse de la tornade.
L'ingénieur prévisionniste Philippe Caron note que la cellule orageuse responsable a été repérée dès 12h05 au-dessus de l'axe Mios-Biganos.
Un bilan matériel lourd mais miraculeux
Si la violence du vent a soulevé des toitures et projeté des tuiles comme de simples feuilles de papier, le bilan humain tient du miracle.
La municipalité et les secours confirment qu'aucun blessé n'est à déplorer à cette heure.
Pourtant, le paysage urbain porte les stigmates de la catastrophe. Selon les estimations initiales, entre 200 et 300 habitations ont subi des dégâts plus ou moins sévères. Les rues des Navarries, des Écoles et de Peyot figurent parmi les zones les plus impactées par ces rafales destructrices.
Même l'autoroute A63 n'a pas été épargnée.
Des chutes d'arbres ont perturbé la circulation sur cet axe majeur, obligeant les services de voirie à une intervention immédiate pour dégager les voies.
Déploiement massif de drones et de pompiers
Face à l'urgence, la mairie a immédiatement déclenché son plan communal de sauvegarde.
Un dispositif de secours impressionnant a été déployé sur le terrain. Pas moins de 150 sapeurs-pompiers s'activent actuellement pour sécuriser les lieux et bâcher les toits éventrés.
La technologie vient en appui aux hommes du feu.
Des drones survolent les zones sinistrées pour cartographier l'étendue des dégâts et identifier les structures menaçant de s'effondrer. Ce quadrillage aérien permet au poste de commandement, installé aux services techniques, de prioriser les interventions.
Pour l'heure, la solidarité s'organise.
Bien que des salles communales aient été ouvertes pour accueillir les sinistrés, les besoins de relogement restent limités. Les pompiers indiquent que seules deux familles ont formulé une demande d'hébergement d'urgence, la plupart des habitants ayant pu trouver refuge par leurs propres moyens.
