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Trèbes et Carcassonne : le procès en appel rejuge la qualification terroriste

Huit ans après les attaques de l'Aude, la justice antiterroriste réexamine à Paris le sort de trois proches de l'assaillant, et la qualification écartée en 2024 revient en jeu.

Journaliste — Publié le
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Trèbes et Carcassonne : le procès en appel rejuge la qualification terroriste
Photo : Laura Paredis / Pexels

À retenir

  • Les débats se tiennent à Paris du 14 septembre au 9 octobre 2026 devant une cour sans jury populaire
  • Le parquet national antiterroriste conteste les peines de Marine Péquignot et de Samir Manaa, prononcées le 22 janvier 2024
  • Un des trois hommes et femmes rejugés ne se présente pas : il a été expulsé du territoire français
  • Les attaques du 23 mars 2018 dans l’Aude ont fait quatre morts et quinze blessés

La cour d’assises spécialement composée de Paris a ouvert lundi matin le procès en appel de trois proches de Radouane Lakdim, huit ans après les attaques de Carcassonne et de Trèbes. Les débats doivent durer jusqu’au 9 octobre.

Marine Péquignot et Samir Manaa avaient écopé de cinq et trois ans en janvier 2024

Sept personnes comparaissaient lors du premier procès, clos le 22 janvier 2024. Aucune n’avait été reconnue coupable de complicité, rappelle InfOccitanie.

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Marine Péquignot, présentée par L’Indépendant comme l’ex-compagne de l’assaillant, avait été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. Samir Manaa, qui avait accompagné Radouane Lakdim lors de l’achat d’un couteau, avait écopé de trois ans.

Le troisième accusé rejugé, Baghdad Haddaoui, avait été condamné à trois ans dont deux avec sursis pour non-dénonciation de crime terroriste, rapporte Le Journal toulousain.

Le parquet national antiterroriste veut faire rétablir l’association de malfaiteurs terroriste

Cinq des sept accusés étaient poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste. La cour avait écarté cette qualification pour la plupart d’entre eux, jugeant qu’ils ne connaissaient pas le projet d’attaque.

Le parquet national antiterroriste a fait appel des condamnations de Marine Péquignot et de Samir Manaa, pour lesquels il avait demandé onze et dix ans. Baghdad Haddaoui, lui, a formé appel de sa propre condamnation.

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La qualification décide de la peine encourue, et la justice antiterroriste française la manie de manière très large, jusqu’aux dossiers de projet déjoué : elle avait valu dix ans de prison à un lycéen qui préparait une attaque à Valence.

Le verdict est attendu le 9 octobre, un accusé absent après son expulsion

L’un des trois accusés, qui avait pourtant fait appel de sa condamnation, ne comparaît pas devant la cour : il a été expulsé du territoire français, indique L’Indépendant lundi matin.

Une quinzaine de parties civiles sont représentées à l’audience, dont la famille de Christian Medvès, le chef boucher tué dans le Super U de Trèbes. « En appel, tout recommence depuis le début : mêmes auditions, mêmes répétitions », explique leur avocat, Me Alberti, dans des propos rapportés par Hérault Tribune.

Les attaques du 23 mars 2018 avaient fait quatre morts et quinze blessés à Carcassonne puis à Trèbes. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui s’était substitué à une otage, y avait perdu la vie ; Radouane Lakdim avait été tué lors de l’assaut du GIGN.

Les condamnations de 2024 étant frappées d’appel, elles ne sont pas définitives et la présomption d’innocence reste entière jusqu’à la décision du 9 octobre. Le parquet antiterroriste instruit dans le même temps d’autres dossiers, dont trois mises en examen pour un projet d’attentat antisémite.

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