Connect with us

Musique

The Voice : Voici, Bird, l’un des nouveaux talents de la saison 8

Publié

le

Photo : Florian Corcos

Voici le parcours d’un mec qui trône parmi les talents de la saison 8 de The Voice. Face aux dos des fameux fauteuils rouges, c’est le titre Paris de Marc Lavoine que Bird a choisi de défendre sur TF1. Une phase finale atteinte après s’être extirpé avec brio d’un parcours du combattant : quatre étapes de casting et 16 000 candidats.

Frédéric Chateau, un allié

Le virtuose, passé par le mannequinat et à présent enchanté par la musique pop, se laisserait même séduire par une carrière d’acteur ou de comédien.

Projet ardent ? : « Je m’active à la préparation de mon premier album avec Frédéric Chateau. C’est une chance de travailler avec lui, il m’accompagne pour parfaire mon interprétation. »

Compositeur, auteur, réalisateur musical et producteur à succès, ce dernier a composé la comédie musicale Robin des bois, le générique télé de l’émission Vivement dimanche présentée par Michel Drucker (FRANCE 2) et La chanson du bénévole pour Les Enfoirés avec Jean-Jacques Goldman. Il œuvre également pour Pascal Obispo, Patricia Kaas, Florent Pagny, Natasha St-Pierre, Faudel, Lorie, Hélène Ségara, M. Pokora, Anggun…

Un allié certain pour Bird, qui, s’il prend également la plume pour se dévoiler, compte sur les textes puissants de Thierry Surgeon pour cet EP personnel. Le premier morceau, Parti, révèle un homme sensible et assoiffé de tolérance envers tous les amours.

Que demander de plus ? : « J’aimerais faire des scènes pour aller à la rencontre de mon public. Lui partager mes émotions, mes sentiments. La musique est un moyen d’expression extraordinaire. »

Un entrain peu étonnant, pour cet architecte de 24 ans qui travaille chez Jean Nouvel, et dont l’histoire est déjà riche en expériences.

Enfance rythmée

Enfant, l’air boute-en-train du natif de Rouen ne manque pas d’amuser son entourage. « Je me plaisais à pasticher tous les artistes que j’aimais, surtout ceux dont les chansons passaient sur Nostalgie, ma radio préférée à l’époque. »

Adorateur du personnage de Joker, dans Batman, Bird revêt son déguisement à la moindre occasion et devient fan de Jack Nicholson, un acteur inspirant. Côté idole, il cite encore Lara Croft. Une figure dont il s’amourache en contemplant sa mère, secrétaire administrative au CHU de Rouen, jouer à ce jeu alors qu’il n’a que 5 ans. Rapidement, il prend la relève. Les jeux vidéo ne le quittent plus. Chaque week-end, il s’y attelle avec ses meilleurs amis normands. Normal pour un passionné d’informatique qui reçoit des cartes graphiques en cadeau de Noël afin de monter ses propres ordinateurs.

Vous avez dit geek ? Geek saltimbanque, alors. En effet, le clavier du piano de sa mère, qu’il a souvent effleuré, résonne encore.

Agile un crayon à la main, ce fils de scaphandrier, caricature ses copains d’école et les invités qui défilent au domicile familial.

Il s’essaie au théâtre, pratique le judo et la natation mais surtout le badminton. Passionné par les animaux, il dégote lézards et serpents durant ses vacances afin de garnir le vivarium de sa chambre. S’il ne les égare pas en chemin dans la maison…

Révélation sud-coréenne

Premiers contacts avec la scène : Bird est dans le public. Face à lui, Florence Foresti ou Julien Clerc. Puis trois voix deviennent des inspirations. L’émouvante Adele, la technique Céline Dion, la charismatique Sia. « J’observais de manière presque scientifique leurs efforts, le positionnement de la mâchoire et du corps. Ça a été mon premier terrain d’apprentissage du chant. »

Jusqu’à Paris. Son 13 m², sa promesse d’amour libre, mais surtout son École nationale supérieure d’architecture de Belleville et ses portes ouvertes sur l’international. À 20 ans, direction Suwon, en Corée du Sud. Karaoké et soirées déjantées conduisent Bird sur le chemin de trois amis. Les premiers à lui accorder leur confiance artistique. Le second envol de Bird.

De retour à Paris, le moral boosté, il se perfectionne au gré de premiers cours de chants et se confronte au public nocturne, à l’ombre des pianos-bars de la capitale. Son compagnon d’alors freine pourtant ses rêves. Un choix s’impose : la rupture est sentimentalement fracassante, mais emplit l’artiste en devenir d’une énergie folle.

Désormais, plus rien ne le stoppe, ne l’esquinte, ne le menace. La liberté au bout des doigts, l’artiste bat ses ailes à façonner de nouveaux horizons.

Les + lus