À retenir
- Le séisme de jeudi 22 octobre à 4 h 03 s’est produit à environ 8 km d’Ambert (Puy-de-Dôme), et non à Cournon-d’Auvergne : le BCSF-Rénass le confirme à la magnitude 3,6, vers 13 km de profondeur.
- Plusieurs dizaines de secousses de magnitude 2 ou plus ont été relevées depuis mercredi 21 octobre au soir, autour de Saint-Amant-Roche-Savine, Cunlhat et Grandval.
- L’épisode a commencé avant : le CEA signale des séismes dans le même secteur dès le 16 octobre, puis les 17 et 18 octobre.
- Les scientifiques évoquent un essaim sismique, hypothèse plausible mais provisoire ; aucune faille n’est désignée et le volcanisme n’est pas en cause.
📑 Au sommaire
Le séisme de jeudi 22 octobre ne s’est pas produit près de Cournon-d’Auvergne, mais dans le bassin d’Ambert, en plein Livradois-Forez. Le BCSF-Rénass confirme une magnitude de 3,6 à 4 h 03, après relecture par un analyste.
Magnitude 3,6 à 13 km de profondeur, à 8 km d’Ambert
Le BCSF-Rénass, qui centralise les relevés sismiques en France, situe le foyer vers 13 kilomètres de profondeur, à environ 8 kilomètres d’Ambert. La secousse a été enregistrée à 4 h 03, heure française.
Le CEA l’a captée à 2 h 03 en heure universelle, avec une magnitude automatique de 4,0. L’écart tient aux méthodes de calcul et à la validation des données, pas à deux événements distincts, précise notre-planete.info.
Les estimations plus basses publiées jeudi matin sont donc à écarter : la valeur de référence est celle validée par l’analyste, soit 3,6. Cet article remplace la localisation et la magnitude de notre premier article sur la secousse.
Des dizaines de secousses depuis mercredi soir, les premières le 16 octobre
Plusieurs dizaines d’événements de magnitude 2 ou plus ont été relevés depuis la soirée du mercredi 21 octobre. Les épicentres se concentrent autour de Saint-Amant-Roche-Savine, de Cunlhat et de Grandval, où l’activité a duré d’environ 1 h à 7 h jeudi.
L’épisode n’a pas commencé jeudi. Le CEA signale des séismes dans le même secteur dès le 16 octobre, puis les 17 et 18 octobre. Le 18 octobre à 14 h 40, heure locale, le BCSF-Rénass a confirmé une magnitude de 2,5.
Un essaim sismique, hypothèse plausible mais provisoire
Les scientifiques parlent d’un essaim sismique, c’est-à-dire d’une succession de secousses sans événement principal nettement dominant. Cette hypothèse est jugée plausible, mais elle reste provisoire.
Aucune faille précise ni aucun mécanisme déclencheur n’est désigné à ce stade. La circulation de fluides et les glissements lents font partie des pistes étudiées ailleurs, sans qu’elles aient été démontrées ici.
Le volcanisme n’est pas relié à cet épisode : Ambert se trouve à l’écart de la chaîne des Puys, et les signaux profonds identifiés en 2025 sous la chaîne des Puys et le Pavin n’ont pas de lien établi avec ce secteur.
Ce que les habitants d’Arlanc, de Job ou de Cunlhat ont ressenti
Des habitants de Job, d’Arlanc, de Chaumont-le-Bourg, de Cunlhat et de Marsac-en-Livradois ont dit avoir senti les secousses, rapporte Radio RVA. Une habitante d’Ambert a été réveillée vers 4 h par les vibrations de sa porte d’entrée, et a d’abord cru au passage des éboueurs.
Radio RVA rappelle que des séismes d’intensité comparable avaient déjà touché la zone en mai 2024.
Une magnitude de 3,6 correspond à un séisme modéré, potentiellement ressenti près de l’épicentre. Les effets dépendent aussi de la profondeur, de la nature des terrains et du bâti.
Un prochain épisode reste impossible à prévoir
Personne ne peut prévoir la date, le lieu ou la magnitude d’un prochain séisme. L’épisode en cours ne permet ni d’exclure un événement plus fort, ni d’affirmer qu’il est imminent.
Les habitants qui ont ressenti une secousse peuvent témoigner sur franceseisme.fr, le site du BCSF-Rénass : chaque témoignage aide à décrire les effets observés autour de l’épicentre.
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