Stéphane Larue
Actus

Sébastien Lecornu justifie la suspension de la réforme des retraites pour « débloquer la situation »

Sébastien Lecornu justifie la suspension de la réforme des retraites pour « débloquer la situation »

Face aux entrepreneurs réunis pour le sommet Choose France ce lundi 17 novembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a expliqué avoir proposé la suspension de la réforme des retraites, une mesure à laquelle il n’est personnellement pas favorable, afin d’éviter une crise budgétaire majeure.

Le chef du gouvernement s’est exprimé depuis la Maison de la Chimie à Paris, revenant en détail sur le vote des députés concernant la réforme des retraites.

Il a présenté cette décision comme un choix pragmatique destiné à sortir d’une impasse politique.

Un « compromis » pour éviter la crise budgétaire

Sébastien Lecornu a insisté sur le risque majeur que représente pour l’économie française une absence de budget pour 2026. Selon ses termes, le véritable péril pour le pays serait de se retrouver sans aucun budget au mois de décembre, un scénario qui engendrerait de profondes incertitudes.

Dans ce contexte, le vote suspendant la réforme est apparu comme un « compromis » nécessaire, permettant d’assurer une forme de stabilité et de « débloquer la situation », comme le rapporte notamment BFMTV.

Le Premier ministre a ainsi voulu rassurer le monde économique sur la capacité du gouvernement à prendre des décisions pour garantir la visibilité nécessaire aux entreprises.

Une mesure personnellement « pas favorable »

Tout en défendant la manœuvre politique, Sébastien Lecornu a clairement indiqué sa position personnelle.

Il a affirmé qu’il n’était pas favorable à cette suspension, mais qu’il avait dû la proposer pour sortir de la crise.

Cette situation, a-t-il ajouté, doit amener à une réflexion plus large sur « la culture du compromis » dans la vie politique et sociale en France.

Il a toutefois précisé que ce type de compromis ne devait pas devenir une norme et qu’il n’entendait pas accepter « n’importe quoi » à l’avenir.

Une charge contre l’attitude de La France insoumise

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également adressé une critique virulente à l’encontre de La France Insoumise.

Il a accusé le parti de poursuivre un « agenda cynique de brutalité et de désordre », en se concentrant sur des manœuvres tactiques plutôt que sur le fond des sujets.

Selon lui, certaines forces politiques souhaitent délibérément que l’exécutif échoue à faire adopter un budget.

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