Le chef du gouvernement prépare l'après-budget et pourrait modifier la composition de son équipe ministérielle à l'approche des municipales.
L'horizon semble enfin s'éclaircir à Matignon après cinq mois d'intenses tractations financières.
Alors que la séquence dédiée aux finances publiques touche à sa fin, Sébastien Lecornu réfléchit activement à l'ouverture d'un nouveau chapitre politique. Selon des informations confirmées ce samedi 24 janvier, le Premier ministre conditionne cette évolution gouvernementale à une sortie de crise "positive" au Parlement.
C'est un changement de cap stratégique.
L'objectif est clair : marquer symboliquement la fin de l'austérité des débats budgétaires pour relancer la machine exécutive sur de nouvelles bases.
Les municipales bousculent l'agenda
Au-delà de la simple volonté de renouvellement, le calendrier électoral impose sa propre cadence.
Les scrutins municipaux, prévus les 15 et 22 mars, obligent l'exécutif à revoir sa copie. Plusieurs membres du gouvernement sont en effet engagés dans des batailles locales qui nécessiteront bientôt leur entière disponibilité.
Trois portefeuilles sont directement concernés par ces échéances.
Figure de proue de ces départs annoncés, Rachida Dati devrait quitter le ministère de la Culture pour se consacrer pleinement à la conquête de la mairie de Paris. Mais elle n'est pas la seule à vouloir retrouver un ancrage local.
La ministre des Sports, Marina Ferrari, brigue la mairie d'Aix-les-Bains, tandis que Michel Fournier, ministre délégué à la Ruralité, retourne devant les électeurs de son fief historique des Voivres, dans les Vosges.
Un soutien tactique affiché à Paris
La situation parisienne cristallise toutes les attentions au sommet de l'État.
Si la date exacte de la démission de la ministre de la Culture reste à la discrétion du duo exécutif formé par Emmanuel Macron et son Premier ministre, les alliances politiques, elles, se dessinent déjà nettement.
Sébastien Lecornu a choisi son camp.
Bien que la coalition Renaissance et Horizons ait officiellement investi Pierre-Yves Bournazel, le chef du gouvernement s'est affiché début janvier dans un restaurant de la capitale aux côtés de la candidate sortante du gouvernement.
Un geste qui ne laisse guère de place au doute sur les préférences de Matignon dans cette bataille capitale.
