
Depuis sa résidence de Castel Gandolfo, le souverain pontife Léon XIV a vivement réagi ce mardi 9 septembre 2025 à l’opération militaire israélienne menée à Doha contre des cadres du Hamas, exprimant une profonde inquiétude face à l’extension du conflit.
✨ L’essentiel à retenir ✨
Utilisant un ton particulièrement ferme qui tranche avec la prudence diplomatique habituelle du Saint-Siège, le pape Léon XIV a partagé ses craintes avec des journalistes. « C’est une situation vraiment très grave. Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer », a-t-il déclaré ce mardi devant sa résidence d’été de Castel Gandolfo.
Cette prise de parole directe du premier pape américain de l’Histoire illustre une préoccupation croissante au sein du Vatican. La sortie du souverain pontife s’inscrit dans une série de critiques de plus en plus appuyées à l’encontre de la stratégie militaire menée par Israël.
L’inquiétude du pape fait suite à une opération ciblée menée par Israël à Doha, la capitale du Qatar. Selon les informations communiquées par les autorités israéliennes, cette frappe visait à neutraliser plusieurs hauts responsables du mouvement islamiste palestinien, qui y ont trouvé refuge.
Parmi les cibles de ce raid figure notamment Khalil al-Hayya, chef en exil du Hamas et un des principaux négociateurs du groupe. En portant le conflit sur le territoire d’un pays tiers, qui joue par ailleurs un rôle de médiateur, cette attaque représente un tournant et un risque majeur d’embrasement régional.
Ces dernières semaines, Léon XIV a intensifié ses interventions sur le conflit. D’après plusieurs observateurs, sa récente rencontre au Vatican avec le président israélien Isaac Herzog a marqué un durcissement de son discours. Le pape avait alors déploré la « situation tragique » qui prévaut dans la bande de Gaza, appelant à la protection des populations civiles.
Malgré la gravité de la situation, le chef de l’Église catholique a réaffirmé avec force la nécessité de ne pas abandonner la voie du dialogue. Il a martelé que la paix était la seule issue possible pour mettre un terme à la violence.
« Nous devons continuer à travailler et à insister sur la paix », a-t-il conclu. Cet appel à la retenue et à la négociation intervient alors que les tensions diplomatiques s’intensifient dans toute la région, faisant craindre une extension généralisée du conflit bien au-delà de ses frontières initiales.






