À retenir
- La réversion du régime général verse 54 % de la pension du défunt, réduite si les revenus du survivant dépassent 25 001,60 € par an pour une personne seule en 2026
- Le minimum de réversion s’établit à 4 019,13 € par an depuis le 1er janvier 2026, soit 334,92 € par mois
- Un remariage ne supprime pas ce droit, contrairement à l’Agirc-Arrco : les revenus du nouveau couple entrent dans le plafond
- La demande n’est jamais automatique et se dépose en ligne, une seule fois pour tous les régimes
Au sommaire
- 54 % de la pension, avec un plancher de 4 019,13 € par an
- 25 001,60 € seul, 40 002,56 € en couple : au-delà, la pension baisse
- Le remariage conserve le droit, mais le nouveau foyer est évalué
- Marié et âgé d’au moins 55 ans : deux conditions qui ne bougent pas
- Une demande unique, majorée de 11,1 % à l’âge du taux plein
Quand un conjoint décède, le survivant touche 54 % de la pension que le défunt percevait ou aurait perçue, hors majorations, à condition que ses propres ressources restent sous un plafond. En 2026, ce plafond est de 25 001,60 € par an pour une personne seule, selon info-retraite.fr.
La DREES comptait 4,4 millions de bénéficiaires d’un droit dérivé fin 2023, dont 87 % de femmes. Pour 884 000 d’entre eux, la réversion est la seule retraite.
54 % de la pension, avec un plancher de 4 019,13 € par an
Le calcul porte sur la pension de base du défunt, sans les majorations. Si celui-ci avait moins de 60 trimestres cotisés, le minimum de réversion est réduit à proportion, précise l’Assurance retraite.
Ce minimum a été revalorisé de 0,9 % au 1er janvier 2026 : il atteint 4 019,13 € par an, soit 334,92 € par mois, d’après la circulaire de l’Assurance retraite du 22 décembre 2025.
Le régime complémentaire fonctionne à part. Il verse 60 % des points du défunt, sans condition de ressources.
25 001,60 € seul, 40 002,56 € en couple : au-delà, la pension baisse
Le plafond s’applique aux ressources du survivant, appréciées sur les trois mois précédant la date d’effet de la pension. Lorsque ces ressources, ajoutées à la réversion, dépassent le seuil, la pension est diminuée du montant du dépassement.
Le seuil est de 25 001,60 € par an pour une personne seule et de 40 002,56 € pour un couple. Un veuf qui vit seul et un veuf remarié ne sont donc pas évalués sur la même base.
Un revenu modeste ne dispense pas de demander : la pension n’est réduite que de l’excédent, elle n’est pas supprimée d’office.
Le remariage conserve le droit, mais le nouveau foyer est évalué
Dans le régime général, le survivant qui se remarie garde sa réversion. Ce sont alors les ressources du ménage qui sont comparées au plafond de couple.
C’est l’inverse de la retraite complémentaire, où le remariage éteint définitivement le droit. Un veuf ou une veuve qui perçoit les deux pensions doit donc raisonner régime par régime avant de se remarier.
Marié et âgé d’au moins 55 ans : deux conditions qui ne bougent pas
Il faut avoir été marié avec le défunt, même si le couple était divorcé au moment du décès. Ni le Pacs ni le concubinage n’ouvrent droit à la réversion, quelle que soit la durée de la vie commune.
L’âge minimum est de 55 ans, ramené à 51 ans si le décès est intervenu avant le 1er janvier 2009.
Une demande unique, majorée de 11,1 % à l’âge du taux plein
La pension n’est pas versée automatiquement. Le service de l’Assurance retraite permet de l’instruire en ligne, et la demande en ligne sur info-retraite.fr couvre tous les régimes où le défunt a cotisé.
Deux majorations s’ajoutent ensuite. La pension grimpe de 11,1 % à l’âge du taux plein quand toutes les retraites du survivant sont liquidées et que ses ressources restent sous le plafond de majoration, soit 1 006,69 € par mois en 2026. Elle gagne aussi 10 % à partir de trois enfants.
Les revenus faibles méritent un contrôle parallèle des montants du minimum contributif et de l’Aspa.
Mis à jour le 4 octobre 2026.
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