À retenir
- 136 communes de Haute-Garonne basculent au seuil « crise » ce samedi 26 septembre 2026, sur annonce de la préfecture.
- Le secteur visé est la Garonne en amont de Toulouse, entre les Pyrénées et l’ouest de l’agglomération toulousaine.
- Il reste un peu moins de 40 % des réserves d’eau mobilisables, treize jours après un passage en alerte renforcée.
- Arrosage des pelouses, lavage des voitures à domicile et remplissage des piscines sont interdits à ce niveau.
Au sommaire
Depuis ce samedi 26 septembre, 136 communes de Haute-Garonne vivent sous le régime le plus strict de l’échelle sécheresse. La préfecture a classé en seuil de crise la Garonne en amont de Toulouse, du piémont pyrénéen jusqu’aux portes de la ville.
L’annonce a été relayée vendredi après-midi par France 3 Occitanie et TF1 Info, qui donnent le même périmètre et la même date d’entrée en vigueur.
La Garonne en amont de Toulouse au seuil de crise
La crise est le quatrième et dernier échelon, après la vigilance, l’alerte et l’alerte renforcée. Il n’ouvre plus sur des aménagements horaires : il ferme des usages.
Le basculement est rapide. Certains secteurs de la Garonne n’étaient passés en alerte renforcée que treize jours plus tôt, ce qui situe la vitesse de l’étiage de cette fin septembre.
Les deux médias qui ont relayé l’annonce préfectorale citent le même ordre de grandeur : il reste un peu moins de 40 % des réserves mobilisables sur le bassin.
Arrosage des pelouses et remplissage des piscines interdits
Le détail des usages figure sur le site d’Eau de Toulouse Métropole, l’opérateur public du service de l’eau. Il décrit les mesures attachées à chaque seuil.
Au niveau crise, l’arrosage des pelouses, des massifs fleuris, des jardins d’agrément et des espaces verts est interdit. Le lavage des véhicules à domicile l’est également.
S’y ajoutent le nettoyage des façades et des toitures, ainsi que le remplissage et la vidange des piscines, avec des exceptions limitées. L’arrosage des potagers reste possible, mais sur une plage horaire réduite.
Le tableau ci-dessous reprend, usage par usage, ce que l’opérateur indique pour le seuil de crise.
| Usage | Au seuil de crise |
|---|---|
| Pelouses et massifs fleuris | Interdit |
| Jardins d’agrément, espaces verts | Interdit |
| Lavage des véhicules à domicile | Interdit |
| Façades et toitures | Interdit |
| Remplissage et vidange des piscines | Interdit, exceptions limitées |
| Potagers | Autorisé, plage horaire réduite |
Six communes de l’ouest toulousain déjà classées en crise
Eau de Toulouse Métropole place six communes de l’ouest de l’agglomération au niveau crise : Colomiers, Cornebarrieu, Cugnaux, Pibrac, Tournefeuille et Villeneuve-Tolosane.
Ce découpage recoupe la zone décrite par la préfecture, qui vise l’amont de la Garonne et l’ouest toulousain.
Toulouse et une vingtaine d’autres communes de la métropole figurent, elles, au seuil d’alerte renforcée, où quelques usages restent ouverts sous conditions d’horaires.
Comment savoir si sa commune fait partie des 136
Le classement se lit commune par commune, et deux communes voisines peuvent relever de deux seuils différents. Une adresse ne suffit donc pas à déduire le régime applicable.
Le service public VigiEau restitue, pour une commune donnée, le seuil en vigueur et les usages concernés. Il s’appuie sur les arrêtés préfectoraux déposés par les départements.
La distinction compte aussi selon l’origine de l’eau. Les règles ne sont pas les mêmes pour le réseau public, pour un puits, pour un forage ou pour un prélèvement en rivière.
Des mesures en vigueur jusqu’au 31 octobre
Selon Eau de Toulouse Métropole, les restrictions courent du 20 juin au 31 octobre 2026 sur l’ensemble des communes de la métropole. Le seuil, lui, est révisable à tout moment.
Un arrêté sécheresse n’est pas figé pour la saison : il suit les débits relevés et peut être durci ou allégé en cours de période.
La situation héraultaise de cet été avait suivi la même mécanique, avec le passage du Gard en crise maximale au mois d’août.
Un étiage qui dépasse la Haute-Garonne
Le cas toulousain s’inscrit dans un épisode plus large. Fin août, 77 départements comptaient au moins une zone en crise, avec des restrictions annoncées jusqu’à l’hiver.
D’autres bassins avaient basculé avant la Garonne. La Loire était déjà en état de crise mi-août, avec 18 cours d’eau en alerte maximale dans le Loiret.
Ce que change la décision de vendredi, c’est le calendrier. Une bascule en crise fin septembre laisse peu de marge avant les pluies d’automne, sur un bassin où les réserves sont déjà entamées.
Les arrêtés en vigueur et leur périmètre exact sont consultables auprès des services de l’État en Haute-Garonne et sur VigiEau.























