À retenir
- Un transporteur de Merville, en Haute-Garonne, doit comparaître le vendredi 13 novembre 2026 devant le tribunal judiciaire de Toulouse pour outrage.
- Il lui est reproché d’avoir adressé par courriel aux policiers municipaux une image tirée du dessin animé Tom et Jerry.
- La scène montrerait un chat coiffé d’une casquette de police et une chatte blanche en tenue d’agent.
- Le prévenu conteste l’infraction et se dit visé par la police municipale de sa commune, qui le verbaliserait plus que les autres.
Au sommaire
Un courriel illustré d’un dessin animé vaut à un transporteur de Merville d’être poursuivi pour « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique ». Selon La Dépêche, il est convoqué devant le tribunal judiciaire de Toulouse.
Le parquet de Toulouse a décidé d’engager les poursuites. L’homme est présumé innocent.
Une intervention tendue le 29 juillet 2025 à Merville
L’affaire partirait d’une intervention des policiers municipaux auprès d’une personne sans abri, le 29 juillet 2025 vers 19 h 30. Les échanges entre le transporteur et les deux agents, un homme et une femme, auraient été vifs.
Le lendemain, il leur aurait envoyé un message ironique accompagné d’une image de Tom et Jerry, où le chat porte un couvre-chef de policier.
Pour l’un des agents visés, « cela me dénigre personnellement et dans ma fonction ».
Le transporteur se dit ciblé par les policiers municipaux
Le prévenu rejette l’accusation d’outrage. Il affirme subir un acharnement de l’équipe municipale et assure être le seul à recevoir des contraventions.
Il comparaîtra assisté de son avocat. La police municipale de Merville, elle, accueille le public du lundi au jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, et le vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h, d’après le site de la mairie.
Le code pénal vise aussi les images envoyées en privé
L’article 433-5 du code pénal range parmi les outrages les écrits ou images « non rendus publics » adressés à une personne dans l’exercice de ses fonctions. Ils doivent porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à sa fonction.
Un courriel, même non diffusé, entre donc dans le champ du texte. Dans sa version en vigueur depuis le 20 août 2026, l’article punit cet outrage envers une personne dépositaire de l’autorité publique de un an de prison et 15 000 euros d’amende.
Votre argent, vos droitsFioul : TotalEnergies promet 200 € de moins les 1 000 litres dès le 1er novembre→La peine applicable dépend de la loi en vigueur à la date des faits. Il revient au tribunal de dire si une caricature franchit ce seuil.
Les relations entre habitants et forces de l’ordre occupent aussi l’actualité régionale, après la maison d’un policier détruite par le feu à Auch.
Le tribunal de Toulouse attendu vendredi 13 novembre
L’audience est fixée au vendredi 13 novembre 2026. Le tribunal pourra rendre sa décision le jour même ou la mettre en délibéré à une date ultérieure.
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