L’essentiel
- Pierre Moscovici, 69 ans, démissionne jeudi 22 octobre 2026 de la Cour des comptes européenne, où il siégeait depuis le 1er janvier
- Ancien ministre de l’Économie (2012-2014) et commissaire européen (2014-2019), il a présidé la Cour des comptes française de 2020 à 2025
- Il invoque sa vie de famille et reste en poste jusqu’à l’arrivée de son successeur, obligatoirement de nationalité française
📑 Au sommaire
- Sciences Po, ENA puis auditeur à la Cour des comptes en 1984
- Ministre des Affaires européennes de 1997 à 2002, puis de l’Économie en 2012
- Commissaire à Bruxelles de 2014 à 2019, puis patron de la Cour des comptes
- Une démission justifiée par la vie de famille, selon Le Point
- Son successeur sera proposé par Paris, sans nom avancé pour l’instant
La Cour des comptes européenne a annoncé jeudi 22 octobre 2026 la démission de Pierre Moscovici, 69 ans, qui y siégeait depuis le 1er janvier. L’ancien ministre de l’Économie, ancien commissaire européen et ancien premier président de la Cour des comptes française quitte un mandat de six ans qui courait jusqu’au 31 décembre 2031.
Cette décision, sa démission de la Cour des comptes européenne annoncée jeudi, referme un parcours de quarante ans entre Paris, Bruxelles et Luxembourg.
Sciences Po, ENA puis auditeur à la Cour des comptes en 1984
Pierre Moscovici est né le 16 septembre 1957 à Paris. Il est passé par Sciences Po puis par l’ENA, promotion Louise-Michel, et détient deux DEA, l’un de sciences économiques, l’autre de philosophie.
Il entre en 1984 à la Cour des comptes comme auditeur. De 1988 à 1990, il est conseiller au cabinet de Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, puis dirige un service du Commissariat général du Plan jusqu’en 1994.
Membre du Parti socialiste, il le reste jusqu’en 2020.
Ministre des Affaires européennes de 1997 à 2002, puis de l’Économie en 2012
Élu eurodéputé en 1994, il siège au Parlement européen jusqu’en 1997, puis de nouveau de 2004 à 2007, et en exerce une vice-présidence. Entre-temps, il est ministre délégué chargé des Affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin, de 1997 à 2002.
Élu député du Doubs en 2007, il préside de 2008 à 2012 la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard.
Le 16 mai 2012, il devient ministre de l’Économie et des Finances. Il occupe ce poste jusqu’au 2 avril 2014.
Commissaire à Bruxelles de 2014 à 2019, puis patron de la Cour des comptes
Du 1er novembre 2014 au 30 novembre 2019, il est commissaire européen aux Affaires économiques et financières, à la fiscalité et aux douanes.
Il devient ensuite premier président de la Cour des comptes, du 3 juin 2020 au 31 décembre 2025. Il préside à ce titre le Haut Conseil des finances publiques et le Conseil des prélèvements obligatoires.
Le 1er janvier 2026, il rejoint la Cour des comptes européenne, l’institution installée à Luxembourg qui contrôle l’usage du budget de l’Union.
Une démission justifiée par la vie de famille, selon Le Point
Dans un entretien au Point, Pierre Moscovici juge « vraiment trop compliqué » de concilier sa vie familiale et la vie à Luxembourg. Le Monde évoque aussi son souhait de préserver sa liberté de parole.
Moins de dix mois après son arrivée, il aura donc exercé moins d’un sixième de son mandat.
Son successeur sera proposé par Paris, sans nom avancé pour l’instant
Selon la Cour des comptes européenne, Pierre Moscovici reste en fonction jusqu’à la nomination de son remplaçant.
La procédure est celle de sa propre nomination : la France propose un nom, le Parlement européen rend un avis, puis le Conseil de l’Union européenne décide. Le siège revenant à la France, le successeur sera nécessairement français. Aucun candidat n’a été cité à ce stade.
🔎 Comment nous travaillons · Signaler une erreur






























