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Prix du gaz : une envolée de 35 % qui va peser sur la facture de 10 millions de foyers

Le gaz européen bondit de 35 % après les frappes au Moyen-Orient. La facture des 10,3 millions de foyers français chauffés au gaz pourrait atteindre

JournalistePublié le
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Gaz : +15,4 % au 1er mai pour les trois quarts des abonnés

Prix du gaz : une envolée de 35 % qui va peser sur la facture de 10 millions de foyers

Les cours du gaz européen ont bondi de 35 % jeudi 19 mars après les frappes croisées entre Israël et l’Iran contre des infrastructures gazières majeures au Moyen-Orient. Pour les 10,3 millions de foyers français chauffés au gaz, la facture pourrait atteindre un record historique dès mai. Le gouvernement exclut pourtant toute baisse de taxes.

La flambée a été aussi brutale que prévisible. Dans la nuit de mercredi à jeudi, Israël a frappé le gisement géant de South Pars en Iran, tandis que Téhéran ripostait en ciblant le site de production de GNL de Ras Laffan au Qatar — le plus important au monde. En quelques heures, le prix du gaz sur les marchés européens a grimpé de 35 %, ravivant le spectre de la crise énergétique de 2022.

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Une facture record attendue dès mai 2026

Le choc ne se traduira pas immédiatement sur les factures des ménages. Les contrats indexés sur les cours mondiaux répercutent les variations avec un décalage d’environ deux mois. Concrètement, la flambée de mars se reflétera dans les factures de mai, à un moment où le chauffage — qui représente les deux tiers de la consommation de gaz des ménages — n’est plus aussi sollicité.

Maigre consolation. Le prix du kilowattheure devrait tout de même franchir un seuil historique, dépassant le record de 0,125 € TTC. Pour un foyer type chauffé au gaz, cela représente une surcharge annuelle de plusieurs centaines d’euros par rapport à l’an dernier.

Le gouvernement ferme la porte à une baisse des taxes

Face à cette envolée, la réponse du gouvernement tient en une phrase de la porte-parole Maud Bregeon : « Nous n’avons plus les moyens du quoi qu’il en coûte. » Aucune baisse de la fiscalité sur le gaz ou les carburants n’est envisagée à ce stade, malgré des prix à la pompe qui flirtent avec les 2 euros le litre.

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Les taxes pèsent pourtant pour près d’un tiers du prix TTC du gaz. L’opposition, de La France insoumise au Rassemblement national, réclame un geste fiscal immédiat. L’association 40 Millions d’automobilistes a de son côté lancé l’opération « Balance ton plein » pour recenser l’impact concret sur le portefeuille des Français.

Quelles perspectives pour les prochains mois ?

Tout dépendra de l’évolution du conflit au Moyen-Orient. Si les infrastructures gazières qataries ou iraniennes restent durablement affectées, les cours pourraient se maintenir à ces niveaux élevés, voire grimper encore. Les analystes redoutent surtout un effet domino sur le pétrole, dont les cours sont eux aussi sous tension.

En attendant, les experts recommandent aux ménages encore en offre variable de basculer rapidement vers un contrat à prix fixe. Plusieurs fournisseurs proposent encore des offres bloquées en dessous du tarif repère actuel — une fenêtre qui pourrait se refermer dans les semaines à venir.

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