À retenir
- Le prix repère du gaz est passé à 194,90 euros TTC le mégawattheure le dimanche 1er novembre 2026, soit 6,6 % de plus qu’en octobre.
- Les foyers dont l’offre suit ce repère paient en moyenne 12 euros de plus sur le seul mois de novembre, les contrats à prix fixe y échappent.
- Baisser le thermostat d’un degré réduit la consommation de chauffage d’environ 7 %, d’après l’Ademe, qui préconise 19 °C dans les pièces de vie.
- L’entretien annuel d’une chaudière gaz reste obligatoire et doit être réalisé avant le jeudi 31 décembre 2026 pour l’année en cours.
Au sommaire
Troisième hausse mensuelle d’affilée pour le gaz : la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a porté son prix repère de novembre à 194,90 euros TTC le mégawattheure, contre 182,88 euros en octobre. Le régulateur, qui l’a annoncé le lundi 12 octobre, attribue cette progression de 6,6 % à la remontée des cours de gros en septembre par rapport à août.
Sur l’ensemble de l’année, il estime que la facture de gaz de 2026 dépasserait celle de 2025 d’environ 11 %, soit près de 135 euros TTC, si les marchés se stabilisent. Le type de contrat, la température de consigne, l’étanchéité du logement et l’état de la chaudière pèsent directement sur ce surcoût.
La hausse de 6,6 % frappe les seules offres indexées
Le prix repère n’est pas un tarif imposé. Depuis la fin des tarifs réglementés, le 30 juin 2023, il sert de point de comparaison, et chaque fournisseur reste libre de fixer ses prix.
Seuls les ménages dont le contrat est indexé sur ce repère voient donc leur facture grimper chaque mois. Environ 40 % des consommateurs résidentiels avaient opté pour une offre à prix fixe fin 2025, selon le régulateur, et ne subissent pas la hausse de novembre.
Au 30 juin 2026, 10,23 millions de foyers détenaient un contrat de gaz naturel.
Les barèmes de novembre publiés pour la zone desservie par GRDF se répartissent ainsi selon l’usage.
| Usage | Abonnement annuel TTC | Prix du kWh TTC |
|---|---|---|
| Cuisson et eau chaude | 152,46 € | 0,19027 € |
| Chauffage | 360,79 € | 0,15760 € |
| Moyenne tous profils | — | 194,90 € le MWh |
Chauffer à 19 °C et vérifier son contrat de gaz
L’Agence de la transition écologique (Ademe) recommande 19 °C dans les pièces occupées et 17 °C dans les chambres. Chaque degré retiré au thermostat fait reculer la consommation d’environ 7 %.
Fermer les volets dès la nuit tombée réduit jusqu’à 60 % les pertes de chaleur par les fenêtres, selon l’agence, qui conseille aussi de garder closes les portes des pièces non chauffées.
Voici les vérifications à mener, de la plus rapide à la plus technique.
- Lire sa dernière facture de gaz : une offre indexée sur le prix repère suit chaque hausse mensuelle.
- Comparer les offres à prix fixe, que le régulateur invite à mettre en regard du repère ; leurs tarifs peuvent s’en écarter nettement.
- Régler le thermostat à 19 °C dans le séjour et à 17 °C dans les chambres.
- Calfeutrer portes et fenêtres avec des joints ou des bas de porte, et fermer les volets le soir.
- Faire entretenir la chaudière par un professionnel qualifié avant la fin de l’année.
L’électricité suit une autre trajectoire : le PDG d’EDF promet des prix stables jusqu’en février, un repère utile pour les logements qui combinent les deux énergies.
Entretien de la chaudière : une attestation à garder deux ans
L’entretien annuel s’impose pour toute chaudière gaz d’une puissance comprise entre 4 et 400 kW, rappelle Service-Public.fr. Il doit avoir lieu au cours de chaque année civile.
Le technicien contrôle le rendement, les émissions de monoxyde de carbone et le thermostat, puis remet une attestation d’entretien sous quinze jours. Ce document se conserve au moins deux ans.
Au-delà de 50 ppm de monoxyde de carbone, l’appareil présente un danger immédiat et doit être mis à l’arrêt.
Aucune amende n’est prévue. Un assureur peut toutefois refuser d’indemniser un accident lié à une chaudière mal entretenue, et un bailleur peut retenir le coût de l’entretien sur le dépôt de garantie d’un locataire.
Chèque énergie et prix de décembre, les prochaines échéances
Les ménages modestes peuvent régler une partie de leur facture de gaz avec le chèque énergie 2026, envoyé en avril, dont le montant va de 48 à 277 euros selon les revenus et la composition du foyer.
À la pompe, la tendance s’inverse depuis fin octobre : le gazole a reculé de 15,3 centimes en une semaine.
La CRE publie chaque mois le prix repère applicable le mois suivant. Celui de décembre, calculé sur l’évolution des marchés de gros en octobre, est attendu dans le courant du mois de novembre.
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