
La mise en place d’une voie réservée au covoiturage sur le périphérique parisien ne fait pas l’unanimité. L’association 40 millions d’automobilistes a lancé une pétition pour demander son abandon, dénonçant des risques accrus de bouchons et de problèmes de sécurité routière.
Depuis le 3 mars 2025, une phase expérimentale de deux mois a été mise en place pour permettre aux automobilistes de s’adapter à cette nouvelle règle. À partir du 1er mai, les contrevenants s’exposeront à une amende de 135 euros.
Cette initiative, portée par la Ville de Paris et validée par l’État, vise à réduire la pollution et à encourager des pratiques de mobilité plus durables. David Belliard, adjoint écologiste aux transports, défend la mesure en rappelant que 85 % des automobilistes circulent seuls sur cette voie rapide, et que la réduction du nombre de véhicules individuels améliorerait la qualité de vie des 500 000 riverains du périphérique.
Philippe Nozière, président de l’association 40 millions d’automobilistes, s’oppose fermement à cette expérimentation. Il avance plusieurs arguments :
L’association propose plutôt d’inciter financièrement les automobilistes à adopter le covoiturage, au lieu d’imposer des restrictions.
Cette polémique met en lumière les tensions entre les enjeux écologiques et les habitudes de déplacement bien ancrées des Franciliens. La Ville de Paris souhaite s’inscrire dans une logique de mobilité partagée, tandis que les automobilistes redoutent des contraintes supplémentaires.
L’objectif est de réduire le trafic individuel, d’améliorer la qualité de l’air et de limiter les nuisances sonores pour les riverains du périphérique.
Les voitures avec au moins deux passagers, les taxis, les transports en commun et certains véhicules électriques selon les modalités fixées.
Les automobilistes ne respectant pas la règle s’exposeront à une amende de 135 euros à partir du 1er mai 2025.
Si les résultats sont jugés négatifs après la période test, la municipalité pourrait ajuster ou abandonner la mesure.