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IAIntelligence artificielle· 3 min

OpenAI construit un agent IA pour tous les métiers, mais peine à convaincre

Par Stéphane Larue · 26 août 2026

OpenAI transforme ChatGPT en agent capable d’exécuter seul des tâches de bureau entières, rapporte TechCrunch le 24 août. En interne, 98 % des salariés d’OpenAI utilisent déjà l’outil au quotidien. Hors de l’entreprise, moins de 1 % des utilisateurs individuels s’en servent.

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L’essentiel

  • OpenAI généralise à tous les métiers l’agent autonome ChatGPT Work, lancé en juillet 2026
  • 98 % des employés d’OpenAI l’utilisent en interne, contre moins de 1 % des particuliers
  • Le forfait coûte environ 18 € par mois, mais la consommation de jetons peut vite faire grimper la facture
  • L’AI Act européen et le RGPD posent déjà question sur l’entraînement des modèles avec des données professionnelles

Un agent censé remplacer les tâches répétitives de bureau

OpenAI a bâti ChatGPT Work sur les fondations de Codex, son outil pour développeurs. Lancé en juillet 2026, le produit vise désormais tous les métiers du tertiaire.

Concrètement, l’agent peut rédiger un rapport hebdomadaire, construire un tableau de bord ou assembler un mémo d’investissement sans intervention humaine.

TechCrunch cite l’exemple d’un utilisateur ayant demandé à l’outil de récupérer un calendrier scolaire dans ses emails pour le transférer automatiquement vers Google Calendar.

De quoi nourrir un comparatif IA de plus en plus disputé, à mesure que les assistants se transforment en véritables collègues numériques.

Un succès en interne, un flop auprès du grand public

Le contraste est net. 98 % des employés d’OpenAI utilisaient Codex en interne dès juin 2026, selon les chiffres cités par TechCrunch.

À l’extérieur, seuls 17 % des abonnés en entreprise et moins de 1 % des utilisateurs individuels ont adopté l’agent, sur une base totale de 20 millions de personnes.

À titre de comparaison, ChatGPT dans sa version classique dépasse le milliard d’utilisateurs. L’écart illustre la difficulté à faire sortir l’IA agentique du seul cercle des développeurs.

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Andrew Ambrosino, ingénieur chez OpenAI, reconnaît lui-même les limites de confidentialité de l’outil : l’agent pourrait piocher dans un message privé pour rédiger un document, un risque qu’il assume « pour le travail ».

Ces inquiétudes rejoignent celles soulevées par un autre assistant IA capable de lire les emails des utilisateurs, épinglé ces derniers jours pour les mêmes raisons.

Une facture qui peut vite déraper

Le forfait ChatGPT Work est annoncé à 20 dollars par mois, soit environ 18 € au taux de change actuel. Mais la consommation réelle de jetons peut coûter bien plus cher.

Un journaliste de TechCrunch a ainsi consommé pour environ 60 € de jetons en quatre jours d’utilisation intensive, plus de trois fois le prix de son abonnement mensuel.

OpenAI affronte aussi la concurrence d’Anthropic, dont l’agent Claude Code a dominé ce segment jusqu’en avril 2026, ainsi que des modèles open-source qui le devancent déjà sur certains benchmarks.

Confidentialité et cadre européen : les questions qui restent posées

Les données transmises à l’agent peuvent servir à entraîner les futurs modèles d’OpenAI, une option activée par défaut selon TechCrunch. Un choix qui interroge au regard du RGPD, plus exigeant en matière de consentement explicite.

Le calendrier européen n’arrange rien à l’affaire. Les premières obligations contraignantes de l’AI Act ciblent justement la transparence des systèmes capables d’agir seuls sur des données professionnelles.

Pour l’heure, OpenAI mise sur l’amélioration technique. Un prochain modèle, baptisé en interne Luna, doit réduire de 80 % le coût de calcul de ces agents afin d’attirer enfin les professionnels non-développeurs.

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