À l’approche des élections municipales de 2026 à Paris, les candidats Rachida Dati et Emmanuel Grégoire ont dévoilé leurs visions opposées pour la mobilité dans la capitale, la première souhaitant réajuster la place de la voiture tandis que le second mise sur les transports en commun.
La bataille pour la mairie de Paris est lancée et le dossier épineux de la circulation est au cœur des premières propositions. Les deux principaux concurrents, Rachida Dati pour la droite et Emmanuel Grégoire pour le Parti Socialiste, ont chacun détaillé leurs projets pour tenter de résoudre ce qu’ils considèrent comme un « chaos » à apaiser.
Rachida Dati pour un « schéma global de mobilité »
L’actuelle ministre de la Culture, Rachida Dati, a exposé sa vision d’une capitale « apaisée » dans une interview à La Tribune Dimanche. Elle y dénonce un « chaos généralisé » et souhaite en priorité « sanctuariser la place du piéton », qu’elle estime être le « grand oublié » des mandatures d’Anne Hidalgo.
Pour ce faire, elle envisage de créer des « transverses dédiées aux piétons ». Si elle exclut de rouvrir les voies sur berges aux voitures, elle propose une expérimentation pour le retour des automobilistes parisiens rue de Rivoli, afin de faciliter la « desserte locale » et l’accès aux commerces.
La candidate LR promet également que les quais bas de la rive droite seront réservés aux piétons, en déplaçant les pistes cyclables. Elle assure ne pas vouloir « réduire la place du vélo à l’échelle de tout Paris », tout en insistant sur le respect du code de la route par les cyclistes.
Parmi ses autres mesures, Rachida Dati évoque la couverture à terme du périphérique, l’installation d’enrobés phoniques et un possible retour en arrière sur la limitation à 30 km/h dans certaines zones.
Emmanuel Grégoire défend une « cohabitation apaisée »
De son côté, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire prône également une « cohabitation apaisée entre piétons, cyclistes, usagers du bus et automobilistes », comme il l’a expliqué au quotidien Ouest-France.
Son projet s’articule autour d’un « grand plan » visant à fluidifier les déplacements, avec une priorité donnée au bus. Il propose la création de dix voies de bus express sur les lignes les plus fréquentées de la capitale, qui bénéficieraient de feux tricolores à priorité renforcée. L’objectif est de rendre ce mode de transport « de nouveau attractif » pour des milliers de Parisiens.
Concernant les berges de la Seine, Emmanuel Grégoire souhaite poursuivre leur transformation en « grandes berges piétonnes et vertes ». Son ambition est de créer une continuité depuis la jonction du canal Saint-Martin jusqu’à la porte de Bercy, une zone qu’il juge actuellement trop dédiée à la voiture.
Ce projet vise à établir une liaison piétonne et cyclable continue de l’ouest à l’est de la capitale, en aménageant à la fois la rive droite et la rive gauche.
