Le second tour des élections municipales se tient ce dimanche 22 mars 2026. Dans les trois plus grandes villes de France, les résultats s’annoncent serrés. À Paris, Emmanuel Grégoire affronte Rachida Dati dans un duel qui pourrait faire basculer la capitale après 25 ans de gestion socialiste. À Marseille, le maire sortant Benoît Payan joue sa survie face au candidat RN Franck Allisio. À Lyon, le match Doucet-Aulas reste ouvert à quelques heures du vote.
Après un premier tour marqué par une participation en hausse — près de 49 % à 17 h —, les alliances de l’entre-deux-tours ont redistribué les cartes. Plus de 33 000 communes ont déjà leur nouveau maire élu dès le premier tour. Dans les grandes villes, rien n’est encore joué.
Paris : Grégoire contre Dati, le suspense jusqu’au bout
Le socialiste Emmanuel Grégoire a terminé largement en tête au premier tour avec 37,98 % des suffrages, devant Rachida Dati (25,46 %). Avec la fusion de la liste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) derrière Dati, et le maintien de Sophia Chikirou (LFI) qui a refusé tout accord avec Grégoire, l’issue du scrutin reste très incertaine.
Un sondage Elabe publié cette semaine place les deux candidats au coude-à-coude. Le report des électeurs de Bournazel et de Sarah Knafo (Reconquête, 10,40 %) sera décisif. La gauche défend 25 ans de gestion parisienne. La droite y voit une opportunité historique d’alternance.
Marseille : le duel Payan-Allisio, avec Vassal en arbitre
À Marseille, le maire sortant Benoît Payan (36,70 % au premier tour) affronte le candidat RN Franck Allisio (35,02 %) dans une triangulaire après le maintien inattendu de Martine Vassal (LR, 12,41 %). Le désistement de Sébastien Delogu (LFI) au profit de Payan a renforcé le camp de gauche, mais le report des voix Vassal reste incertain.
Le RN est aux portes du pouvoir dans la deuxième ville de France. Une victoire d’Allisio constituerait un choc politique national majeur. Payan, qui a refusé toute fusion avec LFI, mise sur un rassemblement républicain de fait face à la menace d’extrême droite.
Lyon, Toulouse, Nantes : d’autres enjeux importants
À Lyon, le maire sortant Grégory Doucet (37,36 %), renforcé par la liste LFI d’Anaïs Belouassa-Cherifi, repart favori face à Jean-Michel Aulas (36,78 %), soutenu par la droite et le centre. Un petit millier de voix séparait les deux listes au premier tour : tout peut basculer.
À Toulouse, Jean-Luc Moudenc (ex-LR) est en tête et compte sur une triangulaire favorable face à LFI et au PS. À Nantes, la socialiste Johanna Rolland a conclu une alliance LFI-PS pour résister à une droite remontée. À Strasbourg, les écologistes s’allient aux insoumis contre la favorite socialiste Catherine Trautmann.
Les bureaux de vote ouvrent à 8 h ce dimanche
Le vote se tient ce dimanche 22 mars. Les bureaux ouvrent à 8 h du matin et ferment à 18 h dans la plupart des communes, 20 h dans les grandes villes. Les premières estimations seront disponibles dès 20 h. Les résultats complets devraient tomber en soirée.
