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Livreurs menacés sur X : le parquet de Paris enquête pour provocation à la haine raciale

Des enregistrements diffusés sur X appelaient à agresser des livreurs noirs ou arabes. Le ministre du Travail exige des plateformes des mesures pour protéger les coursiers.

Journaliste — Publié le
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Livreurs menacés sur X : le parquet de Paris enquête pour provocation à la haine raciale
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Le parquet de Paris a ouvert le 31 octobre 2026 une enquête pour provocation à la haine raciale après des messages visant des livreurs noirs ou arabes.
  • Les enregistrements audio, diffusés sur X et d’autres réseaux, proposaient d’attirer ces travailleurs dans des lieux isolés pour les agresser à plusieurs.
  • Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, exige des plateformes de livraison toutes les mesures nécessaires pour protéger leurs coursiers.
  • Uber a envoyé des messages de prévention, et le syndicat Union-Indépendants veut interpeller Deliveroo, X et TikTok.
Au sommaire
  1. Jean-Pierre Farandou demande aux plateformes de protéger les livreurs
  2. Union-Indépendants veut saisir Uber, Deliveroo, X et TikTok
  3. Emmanuel Grégoire saisit la justice pour des tags « remigration » à Paris
  4. L’enquête du parquet doit identifier l’origine des enregistrements

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour provocation à la haine raciale, a rapporté franceinfo samedi 31 octobre. Elle porte sur des messages audio publiés sur X et d’autres réseaux sociaux contre des livreurs et des chauffeurs noirs ou d’origine arabe.

Plusieurs enregistrements suggéraient de les attirer à l’écart pour les frapper en groupe. Certains évoquaient la volonté de « reconquérir le territoire ».

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Jean-Pierre Farandou demande aux plateformes de protéger les livreurs

Le ministre du Travail a condamné samedi ces contenus haineux. Selon L’Express, Jean-Pierre Farandou a rappelé qu’aucun travailleur ne doit craindre menaces ou agressions en raison de son origine, de sa nationalité, de sa couleur de peau ou de sa religion.

Il a demandé à Uber Eats, à Deliveroo et aux autres acteurs du secteur de « prendre toutes les mesures nécessaires ».

Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition

Uber se dit « profondément choquée ». L’entreprise a adressé des messages de prévention à l’ensemble de ses chauffeurs et coursiers.

Union-Indépendants veut saisir Uber, Deliveroo, X et TikTok

Première organisation syndicale chez les livreurs, Union-Indépendants a dénoncé ces menaces. Le syndicat entend interpeller les deux plateformes de livraison, mais aussi X et TikTok, où circulent les contenus.

À la Maison des coursiers, à Paris, la coordinatrice Oumaima Aouad décrit des livreurs « effrayés ». Pour eux, la peur pour leur sécurité vient s’ajouter à un travail déjà précaire.

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Une enquête de l’IRD et de l’Ined menée à Paris et à Bordeaux montre que ce métier est exercé en majorité par des hommes issus de l’immigration.

Emmanuel Grégoire saisit la justice pour des tags « remigration » à Paris

Samedi aussi, la Ville de Paris a envoyé ses équipes de nettoyage effacer des inscriptions « remigration » découvertes sur des façades de commerces. Le maire, Emmanuel Grégoire, a saisi la justice au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale.

« Derrière le mot “remigration” se trouve le projet raciste de l’extrême droite », a déclaré l’élu socialiste.

À Lyon, une autre mairie a choisi la même voie, comme le montre le cas de la mairie du 8e qui saisit la justice face à l’ultradroite. Les faits parisiens surviennent quelques jours après une agression raciste à Trappes, dans les Yvelines.

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L’enquête du parquet doit identifier l’origine des enregistrements

Les investigations visent à établir qui a produit et diffusé ces messages, et à déterminer d’éventuelles responsabilités. Les autorités ont demandé aux réseaux sociaux de retirer les contenus illicites.

Les syndicats attendent maintenant les réponses concrètes des plateformes de livraison aux demandes du ministre.

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