
Les douanes françaises ont réalisé une saisie inédite en interceptant près de 10 tonnes de cocaïne dans le port de Dunkerque indique Actu17. Ce coup porté au trafic de stupéfiants constitue la plus importante prise jamais enregistrée en France métropolitaine. Cette découverte, qui s’inscrit dans un contexte d’augmentation des flux de drogue, témoigne des efforts accrus des forces de l’ordre pour lutter contre ce fléau.
Cette saisie représente un préjudice financier majeur pour les réseaux criminels. La valeur de gros de la marchandise est estimée à 320 millions d’euros, mais après revente au détail, ce montant pourrait dépasser le milliard d’euros. Une telle perte économique pour les trafiquants pourrait déstabiliser une partie du marché de la cocaïne en Europe.
L’affaire a été confiée à la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO), ce qui témoigne de la complexité du dossier. Un dispositif renforcé de forces de l’ordre reste déployé sur le port de Dunkerque, signe que l’enquête est toujours en cours. Les investigations visent à identifier les filières impliquées et leurs ramifications internationales.
Cette saisie record s’inscrit dans une tendance inquiétante : en 2024, plus de 53,5 tonnes de cocaïne ont été interceptées en France, soit une hausse de 130 % par rapport à l’année précédente. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a évoqué un véritable “tsunami blanc”, soulignant l’ampleur croissante du problème et la nécessité d’un renforcement des mesures de lutte contre ce phénomène.
Les réseaux criminels développent des stratégies de plus en plus ingénieuses pour acheminer leur marchandise. Une récente saisie au Havre, en décembre dernier, avait révélé l’usage d’un “conteneur clone”, une technique visant à dissimuler la drogue et échapper aux contrôles. Face à ces méthodes évolutives, les services douaniers doivent sans cesse adapter leurs outils et renforcer leur coopération internationale.
Au-delà des enjeux de sécurité et de criminalité, cette affaire rappelle les risques sanitaires liés à la consommation de cocaïne. Les Hauts-de-France, comme l’ensemble du territoire, font face à un problème de santé publique croissant, nécessitant à la fois des actions de prévention, une sensibilisation accrue, et un renforcement des dispositifs d’accompagnement pour les consommateurs.
Cette opération d’envergure marque une victoire pour les services de l’État, mais rappelle aussi que la lutte contre le trafic de stupéfiants reste un défi de taille face à des réseaux criminels toujours plus organisés et ingénieux.






