Les hausses combinées des mutuelles, des transports et l'ajustement du prélèvement à la source vont grignoter le revenu net de nombreux salariés dès la fin du mois.
C’est une douche froide pour le pouvoir d’achat en ce début d’année 2026. Alors que le salaire brut reste inchangé pour la majorité des employés, le montant réellement viré sur le compte en banque risque d'être inférieur à celui de décembre.
Il faudra scruter votre bulletin de salaire à la loupe pour comprendre cette érosion monétaire soudaine.
Les augmentations entrées en vigueur au 1er janvier sont directement répercutées sur les fiches de paie éditées en fin de mois.
Les cotisations de mutuelle explosent et amputent directement votre virement bancaire
La première coupable se trouve généralement à la ligne « complémentaire santé obligatoire » de votre document administratif. Malgré les contestations du député Jérôme Guedj et de plusieurs associations jugeant ces hausses abusives, les tarifs ont bien bondi.
Les cotisations ont augmenté de 5% à 6% en moyenne sur tout le territoire.
Concrètement, cela représente une perte sèche comprise entre six et dix euros par mois pour les assurés, une somme qui ne sera pas versée sur le compte courant.
Vous pouvez vérifier l'ampleur des dégâts en comparant la colonne « part salarié » de votre bulletin de janvier 2026 avec celui du mois précédent.
Le passe Navigo et le prélèvement à la source alourdissent la note finale
Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les usagers des transports en commun, particulièrement en Île-de-France.
Le tarif du passe Navigo a encore grimpé pour atteindre 90,80 euros contre 88,80 euros auparavant.
Comme l'employeur participe au remboursement, cette variation impacte mécaniquement le calcul du net à payer en bas de page.
Le coup de grâce pourrait venir de l'administration fiscale avec la mise à jour annuelle du taux de prélèvement à la source (PAS).
Si vos revenus ont augmenté l'an passé sans action manuelle de votre part, le Fisc a automatiquement relevé votre taux d'imposition ce mois-ci.
Selon les dernières estimations, environ 32 millions de Français sont potentiellement concernés par ces ajustements automatiques irréversibles pour ce mois de janvier.
