
Ariel Weil, maire de Paris Centre, exprime son exaspération face aux dégradations répétées de la statue de la République, située place de la République. Régulièrement recouverte de tags lors des manifestations, cette œuvre emblématique est devenue un lieu d’expression privilégié pour divers mouvements sociaux. Face à ce phénomène grandissant, l’édile socialiste souhaite renforcer les moyens de surveillance et identifier les auteurs de ces inscriptions afin de les poursuivre.
Depuis les mobilisations des Gilets jaunes et les manifestations contre plusieurs réformes, le monument est fréquemment recouvert d’inscriptions réalisées à la peinture. Des slogans comme “Free Gaza” ou “Antifa” ont été observés après le récent rassemblement antifasciste du 22 février 2025.
Le phénomène s’amplifie et alourdit le coût d’entretien des espaces publics. Le nettoyage des tags et des graffitis représente une dépense significative pour la ville, mobilisant des équipes spécialisées comme “la fonctionnelle”, chargées d’effacer ces inscriptions après chaque événement.
La facture pour la municipalité parisienne est lourde : 8 millions d’euros par an sont dédiés au nettoyage des monuments et du mobilier urbain. La statue de la République, classée monument historique en 2021, nécessite un entretien méticuleux, notamment via des techniques spécialisées comme le jet haute pression, la vapeur et les brosses abrasives.
Face à ces dégradations récurrentes, Ariel Weil souhaite adopter une politique plus stricte :
➡️ Renforcement de la collaboration avec la préfecture de police pour identifier les auteurs, en s’appuyant notamment sur la vidéosurveillance.
➡️ Dépôt systématique de plaintes, afin de soutenir le travail des forces de l’ordre.
➡️ Facturation des frais de nettoyage aux responsables identifiés.
Le maire insiste sur la nécessité de préserver l’espace public et estime que ces actes participent à une “détérioration du débat public”.
Inaugurée en 1883 et réalisée par les frères Morice, la statue de la République symbolise les valeurs républicaines françaises. Conscient de l’importance de ce lieu pour les Parisiens, Ariel Weil envisage d’intensifier les “occupations positives” de la place, comme des brocantes et événements culturels, pour encourager une utilisation plus diversifiée et réduire son usage comme espace de revendication.






