Stéphane Larue
Actus

La justice convoque et place en garde à vue les streameurs Naruto et Safine qui étaient proches de Jean Pormanove

La justice convoque et place en garde à vue les streameurs Naruto et Safine qui étaient proches de Jean Pormanove

Les deux influenceurs sont interrogés depuis mardi matin sur les humiliations diffusées en direct visant le défunt Raphaël Graven.

C’est un coup d’accélérateur majeur dans un dossier qui secoue le monde du streaming depuis plusieurs mois sur la Côte d’Azur.

Les autorités judiciaires opérant à Nice ont procédé à l’interpellation de deux figures controversées de la plateforme Kick.

Connus sous les pseudonymes de Naruto et Safine, les mis en cause doivent désormais s’expliquer devant les policiers.

Le procureur de la République, Damien Martinelli, a confirmé ce mardi 27 janvier le placement en garde à vue des deux hommes, de leurs vrais noms Owen Cenazandotti et Safine Hamadi.

Une étape cruciale pour l’enquête préliminaire.

Celle-ci avait été déclenchée en décembre 2024 suite aux révélations sur les coulisses sordides de leurs diffusions en direct.

Une longue liste d’infractions graves examinée par les enquêteurs

Le spectre des charges retenues contre le duo est particulièrement lourd.

La justice ne se penche pas uniquement sur de simples dérapages, mais sur un système présumé d’exploitation de la vulnérabilité.

Les enquêteurs s’intéressent notamment à des faits de « violences volontaires en réunion » et d' »abus de faiblesse ».

Le spectre des diffusions violentes sur la plateforme Kick

L’ombre de Raphaël Graven, plus connu sous le nom de Jean Pormanove, plane sur cette procédure.

Décédé en août 2025, ce streameur apparaissait régulièrement aux côtés des deux gardés à vue.

Si l’autopsie a écarté la piste criminelle concernant sa mort — concluant à une absence de traumatisme mortel ou d’intervention extérieure — ce sont les traitements subis de son vivant qui intéressent la justice.

Les vidéos montraient régulièrement la victime subir des sévices présentés comme du divertissement.

Pour leur défense, Naruto et Safine ont toujours soutenu la thèse du consentement mutuel dans une logique de spectacle.

Une version qui se heurte désormais à la qualification pénale des faits, initiée après les investigations de Mediapart.

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