Visé par des jets de farine et des bousculades samedi matin, Pascal Lesellier a dû exfiltrer son équipe du marché des Halles face à l'hostilité d'un groupe de militants.
La traditionnelle déambulation du samedi a tourné court dans les allées commerçantes de Bayonne.
Alors qu'il tentait de convaincre les électeurs en vue des municipales de 2026, le candidat du Rassemblement national a vu sa tractation interrompue par une action coup de poing.
Une dizaine d'individus, identifiés par l'intéressé comme de « jeunes antifascistes », ont encerclé la délégation politique avant de passer à l'acte.
Une exfiltration forcée du centre-ville
L'incident ne s'est pas limité à des échanges verbaux houleux.
Selon le récit livré par Pascal Lesellier via ses réseaux sociaux, la confrontation est montée d'un cran avec des bousculades et des jets de farine ciblant directement sa personne.
Face à la pression numérique et à l'agressivité ambiante, la tête de liste a fait le choix du repli immédiat.
« La sécurité de mes colistiers a primé sur l'occupation du terrain », a fait savoir le candidat, déplorant devoir abandonner le marché des Halles à ses adversaires politiques sous la contrainte.
Il s'agit d'un climat de tension grandissant au Pays basque.
C'est en effet la deuxième altercation de ce type rapportée par l'équipe du RN en l'espace de quinze jours seulement, bien que Pascal Lesellier ait précisé ne pas avoir déposé plainte à ce stade.
La farine comme arme de contestation politique
Cette méthode d'action directe n'est pas sans rappeler les déboires récents de l'état-major du parti à l'échelle nationale.
L'image du candidat enfariné à Bayonne fait écho aux incidents survenus lors de la dernière foire de la Sainte-Catherine.
À Vesoul, c'est Jordan Bardella lui-même qui avait subi le même sort de la part d'un adolescent, avant d'être la cible d'un jet d'œuf quelques jours plus tard dans le Tarn-et-Garonne.
Si les tribunaux ont sévi pour les agressions visant le président du parti, la scène bayonnaise illustre la persistance de ces actions symboliques visant à entraver la normalisation locale du RN.
Pour l'heure, le candidat basque dénonce des « comportements antidémocratiques » qui, selon lui, prouvent paradoxalement la pertinence de sa candidature.
