L’ancien leader de NTM accuse son manager historique de l’avoir escroqué après vingt ans de collaboration.
C’est la fin brutale d’une amitié de 26 ans qui s’est jouée vendredi dans une salle d’audience du tribunal judiciaire de Paris.
L’icône du groupe Suprême NTM et son manager historique ne se parlent plus que par avocats interposés.
Ce qui devait être une simple affaire financière s'est transformé en règlement de comptes personnel entre Didier Morville et celui qu'il appelait autrefois « Terror Seb ».
L'artiste estime avoir été dupé par l'homme qui gérait ses intérêts et ceux de Johnny Hallyday.
Des signatures falsifiées et une gestion financière acrobatique
Au cœur du dossier examiné dans la capitale, JoeyStarr reproche à son ex-ami d’avoir profité de son « aversion pour les chiffres » au milieu des années 2010.
« Je me faisais fumer », a lancé le rappeur à la barre.
Sébastien Farran ne nie pas avoir imité la signature de la star sur des contrats ou des chèques.
Il justifie ces actes par l’urgence de gérer le quotidien d'un artiste qui « ne signait rien » mais avait des besoins financiers importants pour ses loyers et pensions.
Selon la défense, les comptes s'équilibrent et il n'y a aucun préjudice réel.
« Il s’est carrément servi et comme je n’étais pas regardant… », rétorque l'acteur de Seine-Saint-Denis.
Le procureur requiert une lourde amende contre l'ancien manager
Le parquet a décrit le fonctionnement du duo comme un « monde ancien » où la rigueur comptable était inexistante.
Cette négligence ne dédouane pas le manager aux yeux de la justice.
Le procureur a requis une amende de 80 000 euros, dont 25 000 euros avec sursis, à l'encontre de Sébastien Farran.
La décision finale du tribunal parisien sera rendue le 23 février prochain.
