Stéphane Larue
Actus

Jean-Luc Romero-Michel s’excuse après un selfie controversé en marge d’un voyage à Auschwitz

Jean-Luc Romero-Michel s’excuse après un selfie controversé en marge d’un voyage à Auschwitz

Jean-Luc Romero-Michel a regretté publiquement la diffusion d’une image jugée déplacée montrant la délégation parisienne souriante avant de rejoindre Auschwitz.

Le contraste a saisi les internautes dès la mise en ligne du cliché ce lundi.

Sur cette « story » Instagram, on apercevait plusieurs élus de la capitale, dont la maire Anne Hidalgo, affichant des visages ravis à bord d’un avion. Si l’ambiance semblait légère, la légende apposée sur l’image rappelait une réalité bien plus sombre : « Départ pour visite des camps de la mort d’Auschwitz-Birkenau ».

Cette dissonance cognitive entre les sourires affichés et la destination tragique a provoqué une levée de boucliers immédiate.

Une maladresse reconnue face à la gravité des lieux

La sanction numérique a été instantanée pour l’adjoint en charge des droits humains.

Accusé d’indécence et de déconnexion face à l’horreur de la Shoah, l’élu a rapidement supprimé la publication avant de prendre la parole sur le réseau social X.

Il y concède une erreur de jugement manifeste.

Selon ses propres termes, Jean-Luc Romero-Michel admet une initiative « totalement maladroite » ayant pu heurter la sensibilité du public. « Je regrette qu’elle ait pu donner le sentiment d’une légèreté déplacée face à l’un des lieux les plus tragiques de notre histoire », a-t-il précisé, tentant de désamorcer la crise.

Riposte face à une vague de cyberharcèlement

L’affaire a cependant pris une tournure plus personnelle et violente.

Au-delà des critiques sur la forme, l’élu parisien a dénoncé un déferlement de haine ciblant son orientation sexuelle et la mémoire de son défunt mari, Christophe Michel. Il pointe du doigt une instrumentalisation politique virant à la diffamation, évoquant des allusions sordides totalement étrangères au contexte du voyage.

« Je ne comprends pas et n’admets pas tant de haine », a-t-il martelé.

Pour la défense de la délégation, Me Patrick Klugman, avocat d’Anne Hidalgo, est monté au créneau. Tout en reconnaissant le caractère malheureux de la photo, il a tenu à rappeler l’engagement historique de la municipalité parisienne.

Depuis 2001, la maire de Paris s’est rendue plus de 25 fois sur ce lieu de mémoire, un investissement moral que l’avocat juge bien plus significatif qu’un cliché raté.

https://x.com/JeanLucRomero/status/2015843452978627044

Mais aussi