Stéphane Larue
Notre quotidien

Grippe aviaire : alerte maximale dans les élevages des Deux-Sèvres

Grippe aviaire : alerte maximale dans les élevages des Deux-Sèvres

Face à une explosion des cas d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) dans l’ouest de la France, la préfecture serre la vis. Dès ce 24 novembre 2025, les Deux-Sèvres et trois départements voisins basculent sous un protocole de sécurité drastique, incluant confinement strict et vaccination renforcée, pour tenter d’endiguer l’épidémie d’ici la fin de l’année.

Le ciel de l’Ouest est devenu une zone à haut risque.

En pleine migration vers le sud, les oiseaux sauvages, et particulièrement les grues cendrées, transportent actuellement une charge virale massive. Ce « couloir migratoire » naturel, qui traverse notamment la Vendée, expose directement les élevages limitrophes à une contamination fulgurante par la faune sauvage.

Le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire a dû réagir en urgence. L’évolution rapide du nombre de foyers infectieux détectés ces derniers jours a forcé les autorités à déclencher ce plan de bataille, craignant une répétition des crises sanitaires qui ont fragilisé la filière par le passé.

La pression virale est désormais jugée « très importante ».

Un bouclier sanitaire sur quatre départements

Les Deux-Sèvres ne sont pas seules dans la tourmente.

L’arrêté préfectoral étend ce dispositif de crise immédiat à la Vendée, la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire. Une approche régionale coordonnée est indispensable, le virus ne connaissant évidemment pas les frontières administratives départementales.

L’objectif est simple : casser la dynamique de propagation.

Confinement et troisième dose obligatoire

Sur le terrain, le quotidien des éleveurs change radicalement dès aujourd’hui.

La mesure phare reste la mise à l’abri systématique des volailles, rendant impossible tout contact direct ou indirect avec les oiseaux migrateurs infectés. En parallèle, les autorités imposent désormais la réalisation de tests de dépistage obligatoires avant tout mouvement d’animaux entre élevages.

Pour les éleveurs de canards, le protocole sanitaire franchit un nouveau cap technique.

Une troisième dose vaccinale est désormais exigée pour ces palmipèdes. Cette mesure vise à renforcer le schéma vaccinal classique et à ériger une barrière immunitaire plus robuste face à la virulence des souches actuelles qui circulent dans les couloirs migratoires.

C’est une véritable course contre la montre immunitaire.

Une surveillance active jusqu’au réveillon

La filière avicole retient son souffle jusqu’au 31 décembre 2025.

C’est la date butoir fixée par le ministère pour la levée potentielle de ces restrictions, si et seulement si la situation sanitaire se stabilise. D’ici là, les services de l’État maintiendront une surveillance renforcée pour détecter le moindre signe clinique suspect dans les exploitations.

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