À retenir
- Gabriel Attal, 37 ans, candidat de Renaissance à la présidentielle depuis le 22 mai 2026, réclame une primaire pour désigner un candidat commun des « démocrates »
- Né le 16 mars 1989 à Clamart, il a été Premier ministre de janvier à septembre 2024, le plus jeune chef de gouvernement de la Ve République
- Édouard Philippe refuse le principe d’une primaire, tandis que Bruno Retailleau et David Lisnard sont invités à clarifier leur position
- Il est secrétaire général de Renaissance et député des Hauts-de-Seine depuis 2017
Au sommaire
Gabriel Attal, ancien Premier ministre et candidat de Renaissance à la présidentielle de 2027, a réclamé mercredi 28 octobre, sur le plateau du 20 Heures de TF1, une « grande primaire des démocrates » pour éviter un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national.
Il dit vouloir « mettre de côté » les egos et juge que la France « ne se relèverait pas » d’un tel duel. Son entourage situe la décision au lundi 26 octobre, face à l’effondrement du bloc central dans les sondages.
Né à Clamart en 1989, passé par Sciences Po et le cabinet de Marisol Touraine
Gabriel Attal est né le 16 mars 1989 à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Il grandit à Paris, dans les 13e et 14e arrondissements.
Élève de l’École alsacienne, il étudie le droit à Panthéon-Assas, puis passe par Sciences Po Paris, où il obtient un master en affaires publiques.
Militant au Parti socialiste de 2006 à 2016, il entre en 2012 au cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, où il reste jusqu’en 2017. Il est conseiller municipal de Vanves depuis 2014.
Député à 28 ans, Premier ministre à 34 : l’ascension de 2017 à 2024
Gabriel Attal rejoint En marche en 2016 et en devient porte-parole en 2018. En juin 2017, il est élu député de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, un mandat renouvelé en 2022 et en 2024.
Les postes s’enchaînent. Il est secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale en 2018, porte-parole du gouvernement en 2020, ministre délégué aux Comptes publics en 2022, puis ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse en juillet 2023.
Le 9 janvier 2024, Emmanuel Macron le nomme Premier ministre. À 34 ans, il est le plus jeune chef de gouvernement de la Ve République. Il quitte Matignon après les législatives anticipées de 2024, et Michel Barnier lui succède le 5 septembre.
Il prend ensuite la tête du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, puis devient secrétaire général de Renaissance, où il succède à Stéphane Séjourné, nommé commissaire européen.
Candidat depuis le 22 mai sur la place de Mur-de-Barrez, dans l’Aveyron
Le vendredi 22 mai 2026, à l’issue d’un débat citoyen organisé devant une centaine de personnes, Gabriel Attal déclare sur la place du village de Mur-de-Barrez : « Oui, j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République. » Un meeting parisien est prévu le 30 mai, selon Public Sénat.
Votre argent, vos droitsGifi dépôt de bilan : l’enseigne serait en cessation de paiements, selon Sud Ouest→Il rejoint alors Édouard Philippe, déclaré depuis septembre 2024, ainsi que Bruno Retailleau, Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Guedj et David Lisnard.
Une primaire que le camp d’Édouard Philippe refuse
Sur TF1, Gabriel Attal a tendu la main aux candidats qui refusent toute alliance avec les extrêmes, en citant des valeurs communes : l’autorité, la laïcité, la construction européenne, la compétitivité et le progrès social et écologique. Son entourage précise que les candidats prêts à s’allier avec Marine Le Pen, Sarah Knafo ou Jean-Luc Mélenchon n’ont pas vocation à y participer.
Édouard Philippe, président d’Horizons, répète son refus. Bruno Retailleau et David Lisnard, eux, doivent « clarifier » leur position sur les extrêmes. Selon Public Sénat, la proposition a été rejetée par le camp Philippe et par Bruno Retailleau, et le blocage perdure.
Gabriel Attal a réclamé une grande primaire des démocrates sur TF1 sans fixer ni organisateur, ni date, ni règles. Son camp évoque un processus « à décantation assez lente », qui pourrait durer plusieurs semaines.
Vendredi 30 octobre, Bruno Le Maire s’est dit favorable à tout ce qui peut « rassembler ». Reste à savoir si Édouard Philippe, crédité d’une avance dans les enquêtes d’opinion, acceptera un jour de s’asseoir à la table.
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