À retenir
- Invité du 20 Heures de TF1 mercredi 28 octobre, Gabriel Attal appelle à départager le bloc central par une primaire
- Édouard Philippe s’oppose à ce mode de sélection depuis le printemps, en invoquant le précédent de 2016
- Le comité de liaison de Renaissance, Horizons, Modem, UDI et Parti radical a constaté ce désaccord dès le 10 juin
Au sommaire
Gabriel Attal veut une « grande primaire des démocrates » pour désigner un candidat commun du centre et de la droite modérée à la présidentielle de 2027. Le candidat Renaissance l’a redit mercredi 28 octobre sur le plateau du 20 Heures de TF1, face à Gilles Bouleau.
« Il est temps d’être tous responsables », a lancé l’ancien Premier ministre pour défendre ce vote.
Gabriel Attal relance sur TF1 une idée qu’il porte depuis juin
Gabriel Attal n’en est pas à sa première demande. Le 10 juin, au Sénat, le comité de liaison du bloc central s’était réuni. Il avait alors acté un désaccord sur la primaire entre l’ancien chef du gouvernement et Édouard Philippe, selon Public Sénat.
Ce comité rassemble Renaissance, Horizons, le Modem, l’UDI et le Parti radical. Les Républicains n’en font pas partie.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du mercredi 28 octobreÀ la une : huit candidats face à la presseLire l’édition →Les proches de Gabriel Attal demandaient déjà de mettre sur la table toutes les manières de choisir un candidat. Le camp d’Édouard Philippe préférait laisser les sondages et la dynamique de campagne faire le tri.
Édouard Philippe écarte toute primaire et rappelle l’échec de 2016
Le président d’Horizons reste fermé à cette option. Début septembre, il proposait plutôt une instance de coordination entre les partis du bloc central. Il rejetait alors la primaire en rappelant celle de la droite en 2016, qui avait abouti à la défaite de son camp.
Gabriel Attal avait refusé cette main tendue. Il estimait que chaque candidat devait d’abord défendre son projet.
Bruno Retailleau, pour Les Républicains, avait aussi dit non. Son entourage assurait qu’un bulletin à son nom figurerait au premier tour.
Philippe devant Attal dans les sondages de septembre
Cet écart d’approche s’explique en partie par les chiffres. Début septembre, Édouard Philippe était crédité de 15 à 17 % des intentions de vote, loin devant les autres candidats du centre et de la droite, selon les enquêtes citées par Public Sénat.
Marine Le Pen dominait alors ces sondages avec 35 % environ.
Votre argent, vos droitsPanne Revolut ce mercredi : un bref incident de connexion, désormais résolu→Une primaire donnerait à Gabriel Attal une chance de rebattre les cartes face au mieux placé de son camp. À l’inverse, Édouard Philippe n’a guère intérêt à remettre en jeu son avance.
Aucun calendrier ni règle de vote annoncés mercredi soir
Gabriel Attal n’a pas précisé qui organiserait le scrutin, à quelle date ni selon quelles règles. Sans l’accord d’Horizons, le projet reste pour l’instant une proposition.
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