Le député de Picardie confirme sa participation au scrutin unitaire du 11 octobre et dévoile un programme de rupture symbolique.
Le suspense n'aura pas survécu au week-end. En prenant la parole ce lundi sur TF1 et dans les colonnes de Libération, le fondateur du mouvement "Debout !" a transformé l'hypothèse en certitude.
Il sera bien sur la ligne de départ.
L'objectif est désormais gravé dans le calendrier politique : le 11 octobre prochain, date arrêtée pour la primaire de la gauche unitaire. Une échéance cruciale pour celui qui entend incarner l'alternative pour 2027.
"J'y vais pour gagner."
Cette déclaration sans ambages place le député de la Somme en compétition directe avec Marine Tondelier pour les Écologistes et Clémentine Autain pour L'Après, qui ont déjà validé leur participation.
Une pression maximale sur Mélenchon et Glucksmann
Si la mécanique de la primaire est lancée, l'ancien Insoumis refuse de se contenter du casting actuel. Il continue de pointer du doigt les chaises vides, visant explicitement Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann.
Pour François Ruffin, leur absence est une anomalie démocratique.
"De quoi ont-ils peur ? Du vote, du peuple de gauche ?", lance-t-il, espérant provoquer un sursaut d'orgueil chez les leaders de LFI et de Place publique.
Mais le parlementaire a déjà prévu le coup d'après.
Qu'importe l'issue des tractations ou la tenue effective du scrutin, sa détermination reste intacte. Une fois les 500 parrainages d'élus et les 100 000 soutiens citoyens sécurisés, il maintiendra sa route vers la présidentielle.
La promesse choc d'un président au Smic
Au-delà de la stratégie d'alliance, l'homme de 50 ans mise sur une rupture totale avec les standards de la Vème République. Son credo : "une nouvelle abolition des privilèges".
L'ancien journaliste veut imposer l'exemplarité au sommet de l'État.
"Je serai le premier Président au Smic", promet-il.
Invoquant la figure du Général de Gaulle payant ses propres factures d'électricité, François Ruffin s'engage à réduire drastiquement le train de vie de l'Élysée.
L'objectif affiché est clair : réaliser vingt millions d'euros d'économies pour financer quatre cents postes d'infirmières. Une posture de "débordement" assumée pour tenter de séduire un électorat populaire souvent tenté par le vote RN.
