Le gouvernement réduit finalement le nombre de suppressions de postes d’enseignants à 3 256 pour la rentrée 2026, selon une exclusivité BFM Business.
Le ministère de l’Éducation nationale a transmis mercredi aux syndicats un document revoyant à la baisse la saignée initiale de 4 000 postes. Près de 800 postes de stagiaires sont finalement maintenus pour limiter l’impact sur les effectifs globaux. Cette décision fait suite à la forte pression des organisations syndicales ces derniers jours.
Moins de coupes que prévu
Le premier degré perdra 1 891 postes tandis que le secondaire en supprimera 1 365, soit un total inférieur aux prévisions du projet de loi de finances. Les syndicats dénoncent toutefois des calculs complexes liés à la réforme des concours dès la licence. Le ministre justifie ces mesures par la chute démographique vertigineuse de la natalité en France.
Risque de classes surchargées
Malgré cet ajustement, les syndicats craignent une dégradation des conditions d’apprentissage et des fermetures de classes dans les territoires ruraux. Moins d’enseignants pourrait entraîner des effectifs grimpant à 25 élèves par classe et une réduction des options pédagogiques. La vigilance reste de mise concernant le recours accru aux contractuels pour pallier le manque de titulaires.
