
Le président américain a confirmé mercredi soir l’abandon des taxes de 10 % prévues pour février en échange d’un futur pacte stratégique avec l’Otan sur la zone arctique.
C’est un soulagement immédiat pour les économies du Vieux Continent.
Alors que la menace planait lourdement depuis samedi, Donald Trump a opéré un spectaculaire revirement diplomatique ce mercredi 21 janvier.
Les droits de douane punitifs, qui devaient frapper la France et sept autres pays européens dès le 1er février, sont officiellement suspendus.
Le locataire de la Maison-Blanche lie cette décision inattendue à des négociations secrètes qui semblent avoir porté leurs fruits.
L’annonce a été faite directement sur le réseau social Truth Social, prenant de court la plupart des observateurs.
Selon le président républicain, ce recul s’inscrit dans le cadre d’un « futur accord concernant le Groenland et toute la région arctique » négocié avec l’Otan.
Il évoque mystérieusement des discussions en cours autour d’un projet baptisé « Dôme Doré ».
« Sur la base de cette entente, je n’imposerai pas les tarifs qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a précisé Donald Trump.
Cette déclaration intervient quelques heures seulement après son discours très attendu au Forum économique de Davos, en Suisse.
Devant un parterre de décideurs mondiaux, le président américain a alterné entre séduction et provocation pure.
S’il a renoncé à l’usage de la force militaire pour acquérir le territoire autonome danois, il maintient une pression intense pour des « négociations immédiates ».
L’ambiance dans la salle était électrique.
Entre deux tacles contre les éoliennes et les « gens stupides » qui les achètent, Donald Trump n’a pas épargné ses alliés historiques.
Il s’est notamment moqué des lunettes de soleil d’Emmanuel Macron, avant de rappeler brutalement le poids de l’histoire aux Européens.
« Sans nous, vous parleriez aujourd’hui allemand et un peu japonais », a-t-il lancé à l’auditoire, provoquant des rires gênés dans les rangs.
Pour l’heure, l’Europe évite la guerre commerciale, mais la vigilance reste de mise face à l’imprévisibilité de l’exécutif américain.






