L’essentiel
- Selon la Caisse des dépôts, valider une formation CPF depuis le 2 octobre 2026 engage à régler « le cas échéant, en 2027, un complément pouvant atteindre 200 euros »
- La participation obligatoire est de 150 € depuis le 2 avril 2026, et l’article 89 du budget 2027 prévoit une majoration, dont le montant sera fixé par décret
- Le CPF a formé 1,4 million de personnes en 2024, selon le rapport d’activité 2024 de la Caisse des dépôts publié le 8 juillet 2025
- VAE, bilan de compétences, projet de transition et cofinancement d’au moins 150 € échappent à la majoration, et le vote solennel est prévu le 17 novembre
Au sommaire
- Un complément de 200 € au maximum, sans montant dans le texte
- Les demandes du 2 octobre sont visées avant tout vote du Parlement
- Les cas qui échappent au complément de 200 €
- Une participation de 150 € comprise dans un reste à charge qui peut dépasser
- Cofinancement et conseil en évolution professionnelle : ce que prévoient les règles
Valider une formation avec le CPF depuis le 2 octobre 2026 peut coûter jusqu’à 200 € de plus en 2027. C’est ce que prévoit l’avis de la Caisse des dépôts daté du 2 octobre : en confirmant son achat, le titulaire s’engage à régler ce complément « le cas échéant ».
La mesure figure à l’article 89 du projet de loi de finances pour 2027, déposé le 1er octobre 2026 et pas encore voté. Elle concerne potentiellement les 1,4 million de personnes formées grâce au CPF en 2024.
Un complément de 200 € au maximum, sans montant dans le texte
La participation obligatoire du titulaire est de 150 € depuis le 2 avril 2026, selon le décret du 30 mars 2026 qui l’a portée de 103,20 € à ce niveau. Le projet de loi y ajoute une majoration pour les formations jugées non prioritaires, sans la chiffrer.
Le montant sera fixé par décret, comme l’ont été les 100 € de 2024 et les 150 € de 2026. L’entourage du ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a évoqué un reste à charge total de 350 €, ce qui correspond aux 150 € de base plus les 200 € du complément.
L’exposé des motifs du projet chiffre à 350 millions d’euros les économies attendues sur le CPF en 2027. Ce montant n’a rien à voir avec le reste à charge individuel.
Les demandes du 2 octobre sont visées avant tout vote du Parlement
Le texte vise les formations demandées à compter du 1er octobre 2026, date du dépôt du projet de loi. Mon Compte Formation applique l’engagement aux demandes validées depuis le 2 octobre, alors que le Parlement n’a encore rien adopté.
L’Assemblée nationale doit voter l’ensemble du budget le 17 novembre 2026, selon un calendrier indicatif, avant le passage au Sénat. Le texte peut encore être amendé ou supprimé, et le critère lié au projet professionnel n’entrerait en vigueur qu’au 1er janvier 2028.
Les cas qui échappent au complément de 200 €
Le tableau reprend les situations prévues par l’article 89 et par l’avis de la Caisse des dépôts.
| Situation | Complément | À savoir |
|---|---|---|
| Formation non prioritaire, sans cofinancement | Jusqu’à 200 € | S’ajoute aux 150 € de base |
| Secteur prioritaire | Non | Participation de base due |
| VAE, projet de transition | Non | Exonération prévue |
| Bilan de compétences | Non | Participation de base due |
| Cofinancement d’au moins 150 € | Non | Exonère de la participation |
| Demandeur d’emploi | Jamais | Base due hors cas exonérés |
Les secteurs cités comme prioritaires sont la défense, l’industrie, la souveraineté alimentaire, la transition écologique, le numérique et le médico-social. La liste précise des certifications sera fixée par arrêté, en 2027 selon l’avis de la Caisse des dépôts : un secteur cité ne garantit donc pas, à lui seul, l’exonération.
Les élus locaux au titre du DIF élus et les travailleurs d’ESAT figurent aussi parmi les exonérés. Pour les demandeurs d’emploi, dont les règles de radiation ont aussi été durcies, l’exonération passe par un secteur prioritaire ou par un cofinancement d’au moins 150 €.
Une participation de 150 € comprise dans un reste à charge qui peut dépasser
La participation n’est pas un plafond de reste à charge. Une formation à 1 200 € payée avec 1 000 € de droits laisse 200 € à régler, participation de 150 € comprise.
Un employeur ou un Opco peut rembourser la participation déjà versée par le titulaire. Un organisme de formation, lui, n’a pas le droit de la rembourser.
Cofinancement et conseil en évolution professionnelle : ce que prévoient les règles
Un cofinancement d’au moins 150 € par un tiers (employeur, Opco, région, France Travail, Agefiph) exonère le titulaire de la participation. D’autres financements complémentaires, plus faibles, ne suppriment que la majoration.
Le conseil en évolution professionnelle (CEP), gratuit, permet de préciser un projet avant d’engager ses droits. Les salariés qui suivent l’entretien professionnel désormais organisé tous les quatre ans, avec 3 000 € de CPF en jeu, peuvent y aborder ce sujet, et le guide emploi, retraite et formation 2026 rassemble les autres changements de l’année.
Sources : avis de la Caisse des dépôts daté du 2 octobre 2026 ; projet de loi de finances pour 2027 (n° 3210), article 89, déposé le 1er octobre 2026 ; décret du 30 mars 2026 sur la participation de 150 € ; rapport d’activité 2024 de la Caisse des dépôts, publié le 8 juillet 2025.























