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Au Bourget, Mélenchon dit « ouvrir le chemin d'un grand changement politique »ActusDR

Au Bourget, Mélenchon dit « ouvrir le chemin d’un grand changement politique »

Devant ses partisans réunis samedi en Seine-Saint-Denis, le candidat insoumis a présenté les 1 069 mesures de L'Avenir en commun et visé le RN, Parcoursup et la finance.

Journaliste — Publié le
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À retenir

  • Samedi 7 novembre 2026, Jean-Luc Mélenchon a présenté au parc des expositions du Bourget le programme LFI pour la présidentielle de 2027.
  • Intitulé L’Avenir en commun, le programme de gouvernement des Insoumis rassemble 1 069 mesures et sert de base à la campagne du candidat.
  • À la tribune, le candidat a appelé à « tout changer » et promis d’abandonner le programme nucléaire lancé sous Emmanuel Macron.
  • Marine Le Pen, Édouard Philippe et le Parti communiste ont réagi dans la journée, chacun sous un angle différent.
Au sommaire
  1. Mélenchon assure qu’« il faut tout changer »
  2. Droit du sol, Parcoursup et RN ciblés à la tribune
  3. Marine Le Pen et Édouard Philippe critiquent le programme
  4. Six mois de campagne avant le premier tour

Jean-Luc Mélenchon a ouvert son discours du Bourget, samedi 7 novembre 2026, par une phrase de rassemblement : « Nous sommes en train d’ouvrir le chemin d’un grand changement politique ». Le candidat de La France insoumise s’adressait à ses partisans réunis au parc des expositions de Seine-Saint-Denis, selon franceinfo.

Convoqué à 15 heures, le meeting marquait le lancement de L’Avenir en commun, mis en librairie la veille. Jusqu’à 20 000 personnes étaient attendues.

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Mélenchon assure qu’« il faut tout changer »

Le leader insoumis a résumé son projet en une formule : « Je n’ai qu’une chose raisonnable à vous proposer, il faut tout changer ».

Sur les médias, il a annoncé qu’un gouvernement insoumis s’attaquerait aux monopoles idéologiques, en citant le groupe de Vincent Bolloré, propriétaire de CNews et d’Europe 1. Sur l’énergie, il s’est engagé à abandonner le programme nucléaire macroniste et à défendre un désarmement nucléaire à l’échelle de la planète.

Droit du sol, Parcoursup et RN ciblés à la tribune

Plusieurs extraits du discours diffusés par BFMTV montrent le candidat défendre le droit du sol en une phrase : « Tu nais ici, tu es Français ». Le sujet l’oppose déjà frontalement au Rassemblement national.

Jean-Luc Mélenchon a présenté Marine Le Pen et Jordan Bardella comme « les plus hostiles aux droits sociaux du peuple en France ». Le président du RN défend de son côté une baisse du prix de l’électricité, détaillée dans notre article sur le prix du MWh visé par Jordan Bardella.

Évoquant la colère lycéenne, il a qualifié Parcoursup d’« emblème répugnant du projet libéral ». La mobilisation dans les établissements se poursuit, comme le montre le bras de fer sur les lycées bloqués engagé par le ministère.

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Le candidat a aussi lancé que « tout le monde déteste le pouvoir macroniste ». Il a ensuite averti que les dettes privées et l’intelligence artificielle risquaient de faire s’effondrer le système financier international, et appelé à en démanteler les « citadelles ».

Marine Le Pen et Édouard Philippe critiquent le programme

Marine Le Pen accuse le projet insoumis de défaire la France, en visant notamment le droit du sol intégral.

Édouard Philippe dénonce une vision communautariste et une économie administrée. L’ancien Premier ministre redoute une campagne polarisée entre l’extrême droite et la gauche radicale, sur un terrain que d’autres candidats occupent aussi, comme Raphaël Glucksmann, candidat de la gauche sociale-démocrate.

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Au Parti communiste, la direction estime que quatre députés se sont placés hors du parti en soutenant Jean-Luc Mélenchon plutôt que Fabien Roussel, le candidat communiste.

Six mois de campagne avant le premier tour

Le meeting du Bourget intervient six mois avant l’élection présidentielle.

Les Insoumis doivent maintenant défendre, mesure par mesure, les 1 069 propositions de L’Avenir en commun face à leurs concurrents de gauche comme de droite. Les prochaines étapes de la campagne figurent dans l’agenda publié par l’équipe du candidat.

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