Cinq ans après son passage à tabac par des policiers, le producteur de musique Michel Zecler sort du silence. Invité ce dimanche 14 décembre dans « Le Portrait de la Semaine » sur TF1, il confie son amertume face à une justice au point mort.
C’est un visage tuméfié qui avait, en novembre 2020, secoué la France entière.
Roué de coups par trois policiers dans l’entrée de son studio de musique du 17e arrondissement de Paris, le producteur avait vu son calvaire exposé au grand jour grâce à des images de vidéosurveillance. Une preuve irréfutable qui avait alors transformé un fait divers en affaire d’État, déclenchant une vague d’indignation nationale.
Pourtant, cinq ans plus tard, le box des accusés reste désespérément vide.
Face à Audrey Crespo-Mara, Michel Zecler apparaît ce dimanche comme un homme profondément désabusé. Loin de la colère médiatique des débuts, c’est la lassitude qui prime chez celui qui attend toujours que l’institution judiciaire daigne enfin fixer une date de procès.
Une lenteur judiciaire pointée du doigt
Le dossier est pourtant accablant.
La Défenseure des droits a récemment tapé du poing sur la table, dénonçant sans ambiguïté les « manquements » de la procédure policière. Malgré ces alertes institutionnelles et la violence des images initiales, l’instruction s’étire en longueur.
Une temporalité qui pèse lourdement sur la victime :
- Cinq années d’attente ;
- Une reconstruction personnelle impossible sans verdict ;
- Le sentiment d’une impunité latente.
Cette situation interroge désormais sur l’efficacité de notre système judiciaire face aux dossiers sensibles.
Rendez-vous dimanche soir
Pour écouter ce témoignage rare, rendez-vous ce dimanche 14 décembre.
L’entretien exclusif sera diffusé à partir de 19h30 sur TF1, dans le cadre du magazine Sept à Huit. Michel Zecler y livrera sa vérité sur ce qu’il vit comme une double peine : l’agression physique d’hier, et la violence administrative d’aujourd’hui.
Le programme sera également accessible en streaming sur TF1+.
