À retenir
- Le documentaire OnlyFans Managers, les nouveaux agents du X sera disponible sur france.tv à partir du 18 novembre 2026
- Signé Blanche Lacroix et coécrit avec Laure Pollez, ce film de 52 minutes est produit par CAPA
- L’enquête suit des intermédiaires qui recrutent des créatrices, gèrent leurs comptes OnlyFans ou MYM et prennent une part de leurs gains
- Plusieurs jeunes femmes, dont certaines mineures au moment des faits, accusent l’un de ces agents de violences sexuelles
Au sommaire
- De Dubaï à Madagascar, des « tchats » sous-traités pour quelques euros
- Une créatrice belge privée de ses comptes et de ses vidéos
- Des accusations de violences sexuelles visant un agent
- Un délit d’exploitation sexuelle en ligne voté le 8 octobre
- Arthur Delaporte et Lorraine Questiaux invités à l’avant-première du 10 novembre
France.tv mettra en ligne le 18 novembre 2026 OnlyFans Managers, les nouveaux agents du X, une enquête de 52 minutes réalisée par Blanche Lacroix. Le film s’intéresse aux « OFM », ces jeunes hommes qui démarchent des femmes sur les réseaux sociaux pour piloter leurs comptes de contenus sexuels.
Le projet est né d’une découverte personnelle : la réalisatrice a appris qu’un de ses proches, âgé d’une vingtaine d’années, s’était lancé dans cette activité. Coécrit avec Laure Pollez et produit par CAPA, le documentaire est présenté par France Télévisions.
Le principe vanté sur TikTok et Instagram est simple : l’agent gère le compte de la créatrice et touche un pourcentage de ses revenus.
De Dubaï à Madagascar, des « tchats » sous-traités pour quelques euros
L’équipe a tourné à Dubaï, où les agents les plus suivis exhibent leur train de vie. Elle s’est aussi rendue à Madagascar, où des jeunes filles, parfois mineures, seraient payées quelques euros pour répondre aux abonnés à la place des créatrices.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →Un ancien agent détaille les méthodes de recrutement de l’intérieur. Il évoque des likes et des messages privés envoyés sur Instagram pour approcher les femmes, des commissions jugées démesurées et des scénarios sexuels imposés.
Selon ce témoin, des contrats de créatrices seraient même revendus sur des marchés parallèles.
Une créatrice belge privée de ses comptes et de ses vidéos
En Belgique, une créatrice raconte comment sa collaboration avec deux agents s’est mal terminée. Elle n’avait plus accès à ses comptes et a découvert que ses contenus intimes circulaient sur une plateforme publique, sans son accord.
Le film la suit dans ses recherches pour retrouver ces deux managers et récupérer ses vidéos comme ses revenus.
Des accusations de violences sexuelles visant un agent
Plusieurs jeunes femmes, dont certaines étaient mineures au moment des faits, accusent un autre agent de violences sexuelles. D’après elles, il se serait servi de son rôle d’intermédiaire pour abuser d’elles.
Ces accusations sont présentées dans le documentaire. L’homme visé bénéficie de la présomption d’innocence.
Un délit d’exploitation sexuelle en ligne voté le 8 octobre
La diffusion intervient quelques semaines après un vote des députés sur la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le 8 octobre, ils ont adopté une nouvelle rédaction de l’article 25 proposée par le gouvernement, rapporte LCP.
Votre argent, vos droitsPiratage Binance : retraits suspendus, environ 3 milliards de dollars gelés→Le texte punit de sept ans de prison et 150 000 euros d’amende le fait de recruter, transporter ou héberger une personne pour lui faire produire des images sexuelles en ligne, par la menace, la contrainte ou l’abus de sa vulnérabilité. L’achat régulier et en connaissance de cause de tels contenus est puni de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.
OnlyFans et MYM ne sont pas assimilés à du proxénétisme par cette version.
Arthur Delaporte et Lorraine Questiaux invités à l’avant-première du 10 novembre
Une projection est prévue le mardi 10 novembre au siège de France Télévisions, à Paris. Elle sera suivie d’un débat avec l’équipe du film, le député Arthur Delaporte, la créatrice de contenus Jessica Derzelle et l’avocate Lorraine Questiaux.
Le documentaire sera ensuite disponible sur france.tv à partir du 18 novembre.
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