À retenir
- La Cour pénale internationale reçoit le prix Sakharov 2026, annoncé jeudi 22 octobre à Strasbourg par Roberta Metsola
- Elle devance l’opposant tanzanien Tundu Lissu et les sœurs iraniennes Taraneh et Romina Rahimi, emprisonnées dans leur pays
- Washington a annoncé le 9 octobre de nouvelles sanctions contre la juridiction installée à La Haye
- La cérémonie de remise aura lieu le 16 décembre au Parlement européen à Strasbourg
Le Parlement européen a attribué jeudi 22 octobre son prix Sakharov pour la liberté de pensée à la Cour pénale internationale (CPI). Sa présidente, Roberta Metsola, l’a annoncé en séance plénière à Strasbourg.
« L’Union européenne repose sur le respect du multilatéralisme et des institutions internationales », a déclaré Roberta Metsola. Selon elle, le prix salue le travail de la Cour pour faire respecter le droit et la justice à l’échelle internationale.
Six candidats présentés le 1er octobre, trois finalistes
La course avait commencé le 1er octobre, lors d’une réunion commune des commissions des affaires étrangères et du développement et de la sous-commission des droits de l’homme. Six noms y avaient été présentés, chacun porté par un ou plusieurs groupes politiques.
La CPI et ses responsables étaient proposés par les Socialistes et Démocrates (S&D). Le Parti populaire européen et les Conservateurs et réformistes soutenaient Tundu Lissu, figure de l’opposition en Tanzanie. Les Patriotes pour l’Europe défendaient les sœurs Rahimi.
Trois autres candidatures n’ont pas franchi l’étape des finalistes : le président salvadorien Nayib Bukele, le mouvement israélien Standing Together et le pédiatre palestinien Hussam Abu Safiya.
Taraneh et Romina Rahimi sont détenues en Iran pour avoir participé à des manifestations antigouvernementales. L’une d’elles a été condamnée à mort.
Le choix final revenait jeudi aux présidents des groupes politiques du Parlement.
La Cour de La Haye visée par des sanctions américaines depuis le 9 octobre
Le prix arrive moins de deux semaines après l’annonce par Donald Trump de nouvelles sanctions contre la CPI. Elles ont été décidées le 9 octobre, quelques heures après l’attribution du prix Nobel de la paix à Navi Pillay, ancienne juge de la Cour.
L’opposition de Washington s’est durcie depuis les mandats d’arrêt émis en 2024 contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, pour des crimes présumés commis à Gaza. Les deux responsables contestent ces accusations.
La présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane, a remercié le Parlement européen. « Il n’y a pas de paix sans justice ni de sécurité sans droit », a-t-elle déclaré.
Remise du prix le 16 décembre à Strasbourg
La Cour, installée à La Haye aux Pays-Bas, juge des personnes poursuivies pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Le prix, qui porte le nom du dissident soviétique Andreï Sakharov, est décerné chaque année depuis 1988. Il est doté de 50 000 euros et sera remis le 16 décembre lors d’une cérémonie au Parlement européen à Strasbourg.
En 2025, il avait récompensé deux journalistes emprisonnés, la Géorgienne Mzia Amaglobeli et le Polono-Bélarusse Andrzej Poczobut.
🔎 Comment nous travaillons · Signaler une erreur





























