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Ikea France veut supprimer jusqu’à 303 postes, surtout au siège francilien

Le géant suédois de l'ameublement invoque une concurrence accrue et vise d'abord son siège et ses fonctions administratives. Il annonce aussi 100 créations de postes.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 min de lecture
Ikea France veut supprimer jusqu’à 303 postes, surtout au siège francilien

À retenir

  • Ikea France a annoncé lundi 19 octobre jusqu’à 303 suppressions de postes dans le cadre d’un plan de transformation
  • L’enseigne suédoise prévoit en parallèle 100 créations de postes, soit environ 200 emplois en moins au total
  • Le siège en région parisienne et les fonctions administratives sont les premiers concernés
  • La CFDT avait prédit dès juin des mesures à « très fort impact social » après une grève à Orléans-Ardon
Au sommaire
  1. Le siège d’Ikea France en région parisienne en première ligne
  2. Un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros, en recul de 4,4 %
  3. À Orléans-Ardon, la CFDT avait prédit un plan social dès juin
  4. En 2019, Ikea avait déjà supprimé 209 postes en France

Ikea France prévoit de supprimer jusqu’à 303 postes, a annoncé l’enseigne d’ameublement dans un communiqué publié lundi 19 octobre. Le groupe suédois justifie cette décision par la nécessité de faire face à une « concurrence toujours plus forte ».

Dans le même temps, l’entreprise annonce 100 créations de postes « pour renforcer les expertises essentielles au développement de l’entreprise ». Le solde représente environ 200 emplois en moins.

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Le siège d’Ikea France en région parisienne en première ligne

D’après la direction, les suppressions toucheront surtout le siège de la filiale française, en région parisienne, ainsi que des fonctions administratives. Les magasins ne sont pas cités parmi les premiers secteurs concernés.

Ikea France compte environ 12 000 salariés. La mesure toucherait donc autour de 2,5 % des effectifs.

L’enseigne n’a pas détaillé publiquement la liste des services visés ni le calendrier des départs.

Un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros, en recul de 4,4 %

Sur son exercice décalé 2024-2025, Ikea France a réalisé un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros, en baisse de 4,4 % sur un an, selon les chiffres publiés en mars par l’entreprise.

Au même moment, la filiale affichait encore une ambition de croissance. « Le marché français offre de fortes perspectives de croissance, et nous continuerons à nous développer en nous rapprochant encore davantage des Français », déclarait alors Johan Laurell, directeur général d’Ikea France.

En juin, au sommet Choose France, l’enseigne a aussi annoncé l’ouverture de dix magasins compacts d’ici 2030, avec 35 millions d’euros d’investissement et 300 emplois à la clé. Les deux premiers ont été lancés à Limoges et au Mans.

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À Orléans-Ardon, la CFDT avait prédit un plan social dès juin

L’annonce de lundi ne surprend pas totalement les syndicats. Le 18 juin, des salariés du magasin d’Orléans-Ardon, dans le Loiret, avaient fait grève deux heures pour dénoncer le manque d’effectifs, a rapporté France 3 Centre-Val de Loire.

Abdel Mekki, délégué syndical central CFDT, y voyait déjà le signe d’une politique nationale de réduction des coûts. Il annonçait que, « d’ici quelques semaines ou quelques mois », Ikea France présenterait des mesures à très fort impact social sur l’emploi.

La direction répondait alors qu’elle entretenait un « dialogue ouvert et constructif » avec les organisations syndicales.

En 2019, Ikea avait déjà supprimé 209 postes en France

Ce n’est pas la première restructuration de la filiale. En mars 2019, Ikea France avait annoncé la suppression de 209 postes, principalement dans l’immobilier et les ressources humaines, et la création de 160 autres.

La direction parlait déjà de « transformation », pour tenir compte de l’essor du commerce en ligne, de logements plus petits et d’un usage moindre de la voiture. Le plan de 2026 est d’une autre ampleur : le solde négatif passe d’une cinquantaine à environ 200 emplois.

L’ameublement n’est pas le seul secteur de l’équipement de la maison sous pression : d’autres enseignes sont touchées, comme Gifi, qui serait en cessation de paiements selon Sud Ouest.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.