Frigos à 50 °C : cyberattaque contre près de 300 Intermarché et Netto

Dégivrage continu et consigne fixe à 50 °C : des stocks entiers de produits frais ont été détruits. Le parquet de Paris enquête, l'ANSSI suit le dossier.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 min de lecture
Frigos à 50 °C : cyberattaque contre près de 300 Intermarché et Netto
Photo : Fajri Nugroho / Pexels

À retenir

  • Les régulateurs de froid de Danfoss ont été détournés dans la nuit de dimanche 11 à lundi 12 octobre : dégivrage continu, consigne fixe de 50 °C.
  • Un magasin Leclerc de Wasselone a jeté 220 000 euros de produits frais et surgelés ; un professionnel évoque plusieurs millions d’euros de pertes au niveau national.
  • Le parquet de Paris a ouvert une enquête et l’ANSSI est saisie ; aucune revendication à ce stade.

Des centaines de supermarchés français ont ouvert lundi 12 octobre sur des rayons frais en surchauffe, après une cyberattaque lancée dans la nuit contre leurs systèmes de régulation du froid.

Intermarché, Netto et U ont découvert leurs frigos à 50 °C lundi matin

L’attaque a eu lieu après minuit, dans la nuit de dimanche à lundi, selon BFMTV. Les pirates ont imposé un dégivrage continu aux réfrigérateurs et aux congélateurs, avec une consigne fixe de 50 °C. Certains bacs à glaces ont été portés à 26 °C.

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Les employés ont constaté les dégâts à l’ouverture. Certains décrivent une vague de chaleur sortant des armoires, et seuls quelques produits ont pu être sauvés.

Intermarché et Netto, du groupe Mousquetaires, comptent environ 300 magasins touchés. La Coopérative U en dénombre moins d’une centaine. Des employés de Leclerc font aussi état de dégâts, sans bilan chiffré.

Un Leclerc de Wasselone a dû jeter 220 000 euros de marchandises.

Certains supermarchés chiffrent déjà leurs pertes en centaines de milliers d’euros. Un professionnel du secteur évoque plusieurs millions d’euros au niveau national.

Dominique Schelcher, président de la Coopérative U, a confirmé l’attaque sur X. Il juge la situation « inacceptable » et réclame une enquête pour « faire toute la lumière ». Ses équipes sont mobilisées avec les frigoristes pour rétablir les installations.

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Danfoss met en cause des régulateurs trop anciens, antérieurs à la version 4

Le logiciel détourné est celui de Danfoss, entreprise danoise spécialisée dans la régulation frigorifique. Les pirates ont visé d’anciennes versions, antérieures à la version 4, selon BFMTV.

Danfoss attribue l’attaque à l’obsolescence logicielle : la majorité des unités touchées sont des produits anciens, qui ne reçoivent plus de mises à jour.

D’autres pays pourraient être concernés.

Le parquet de Paris enquête, l’ANSSI est saisie, personne n’a revendiqué

Le parquet de Paris a ouvert une enquête de sa propre initiative. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a saisi l’ANSSI, qui a identifié une faille dans le logiciel et reste en contact avec l’éditeur danois.

Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque, et rien ne permet de l’attribuer à ce stade.

Les enseignes n’ont pas donné de calendrier de remise en état complète, et le bilan définitif des pertes n’est pas connu. L’enquête doit aussi établir si d’autres magasins ont été touchés.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.