Retraite à 65 ans : le plan Philippe par génération

Philippe veut un départ à 65 ans et 45 ans de cotisation. L'écart avec les règles en vigueur, génération par génération, et ce qu'il reste à préciser.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Retraite à 65 ans : le plan Philippe par génération

À retenir

  • Édouard Philippe propose de porter l’âge légal de départ à 65 ans et la durée de cotisation à 45 ans en moins de dix ans
  • L’âge légal actuel va de 62 ans et 9 mois pour la génération 1964 à 64 ans pour les nés à partir de 1969
  • Quarante-cinq ans de cotisation représentent 180 trimestres, contre 172 exigés aujourd’hui pour les générations nées à partir de 1966
  • Le rythme exact de la montée en charge reste à préciser, et la suspension de la réforme de 2023 court jusqu’au 1er janvier 2028

Édouard Philippe veut porter l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans et la durée de cotisation à 45 ans, en moins de dix ans, a détaillé le candidat d’Horizons à la présidentielle dans une vidéo mise en ligne mardi 29 septembre sur YouTube.

Pour les générations nées à partir de 1969, cela représente un an d’âge légal et huit trimestres de plus que les règles en vigueur.

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Reprendre le calendrier de 2023, puis viser 65 ans en moins de dix ans

Le candidat dit vouloir d’abord remettre en route la réforme de 2023, avec un âge légal de 64 ans et 43 ans de cotisation, puis poursuivre jusqu’à 65 ans et 45 annuités. Il promet qu’un Français sur trois pourrait malgré tout partir avant 65 ans, sans préciser à ce stade quels profils seraient concernés.

Il présente cette réforme comme « responsable pour tous et juste pour chacun », à mener « avant que la crise arrive ». Il réaffirme aussi son souhait d’un volet de capitalisation.

De 1 an à 2 ans et 3 mois de plus selon la génération

Voici le calendrier applicable aux départs depuis le 1er septembre 2026, selon la circulaire Cnav du 5 mars 2026, avec l’écart théorique jusqu’à 65 ans :

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GénérationÂge légal actuelTrimestresÉcart avec 65 ans
196462 ans 9 mois1702 ans 3 mois
Janvier-mars 196562 ans 9 mois1702 ans 3 mois
Avril-décembre 196563 ans1712 ans
196663 ans 3 mois1721 an 9 mois
196763 ans 6 mois1721 an 6 mois
196863 ans 9 mois1721 an 3 mois
1969 et après64 ans1721 an

Ces écarts restent théoriques : sans calendrier publié, on ne sait pas quelles générations seraient réellement concernées, ni à quel rythme.

Rien ne change avant 2028, et le taux plein automatique reste à 67 ans

La proposition est une promesse de campagne, pas une règle. Le gel du calendrier de 2023 découle de l’article 105 de la loi du 30 décembre 2025 et court jusqu’au 1er janvier 2028. L’âge du taux plein automatique reste fixé à 67 ans, et rien n’indique que le candidat veuille y toucher.

Les départs anticipés existent aujourd’hui pour les carrières longues, le handicap ou l’incapacité permanente. Leur sort dans ce projet n’a pas été précisé à ce stade.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.