À retenir
- Une éclisse rompue a été découverte mardi entre Coutances et Folligny, sur la ligne Caen-Rennes
- Les dépôts d’Argentan et de Cherbourg ont suivi le mouvement, rejoints par une partie des contrôleurs
- Le déraillement de Cléon, le 11 septembre, avait fait 43 blessés parmi 183 voyageurs selon la CGT Cheminots
- Le syndicat réclame à SNCF Réseau le relevé des anomalies constatées ces dernières semaines
Les conducteurs du dépôt SNCF de Caen ont cessé le travail mercredi 23 septembre au matin, au lendemain de la découverte d’une pièce de rail rompue sur la ligne Caen-Rennes. « 100 % des conducteurs au départ de Caen exercent leur droit de retrait », affirme David Cardin, secrétaire de la CGT Cheminots de Caen, cité par Tendance Ouest. Le trafic régional est fortement perturbé depuis l’ouverture des gares, avec de nombreuses suppressions.
Une éclisse rompue entre Coutances et Folligny
La pièce en cause est une éclisse, la plaque métallique qui solidarise deux rails bout à bout. Elle a été trouvée rompue mardi 22 septembre entre Coutances et Folligny, dans la Manche.
Les cheminots y voient un déraillement évité de peu. Déclenché le lendemain matin, le mouvement a gagné les dépôts d’Argentan et de Cherbourg, et une partie des contrôleurs l’a rejoint.
La SNCF invite les voyageurs à reporter leur trajet ou à vérifier la circulation de leur train avant de partir. Aucune heure de retour à la normale n’était annoncée à la mi-journée.
Douze jours après le déraillement de Cléon
Le 11 septembre, un train déraillait à Cléon, en Seine-Maritime : 43 blessés parmi 183 voyageurs, selon le communiqué publié le 16 septembre par la CGT Cheminots.
Le lendemain de l’accident, la découverte d’un rail retrouvé sur la voie à Cléon avait déjà déplacé le débat vers la surveillance du réseau plutôt que vers le matériel roulant.
L’enquête a été confiée à la police judiciaire après le déraillement, et le syndicat s’est constitué partie civile auprès du parquet de Rouen.
La CGT réclame à SNCF Réseau le relevé des anomalies
Le syndicat demande à SNCF Réseau un état détaillé des anomalies relevées ces dernières semaines, des mesures déjà prises et des moyens engagés sur le réseau normand.
Il appelle également la Région Normandie, autorité organisatrice des TER, à obtenir des garanties de sécurité.
Dans son communiqué du 16 septembre, la CGT chiffrait à dix cheminots les effectifs chargés de surveiller et d’entretenir 57 kilomètres de voies, et réclamait le ramassage des rails et matériaux de voie laissés le long du réseau.
La direction n’avait pas rendu publique sa réponse à la mi-journée mercredi.
























