Jordan Bardella a signé vendredi en Angleterre un protocole d’accord avec Nigel Farage, chef de Reform UK, prévoyant que la Grande-Bretagne puisse renvoyer vers la France les migrants interceptés dans ses eaux territoriales. L’initiative provoque ce samedi une levée de boucliers dans la classe politique française.
Gabriel Attal, chef de file de Renaissance, a dénoncé depuis la braderie de Lille une « soumission inédite » du Rassemblement national à « d’autres puissances », illustrant selon lui l’incompétence du parti en politique étrangère. Jean-Luc Mélenchon a mis en garde contre le risque de voir la France réduite au rôle de « vigile des Anglais ». Interrogé depuis l’Italie, Bardella a défendu l’accord comme une coopération souverainiste pragmatique entre deux formations partageant les mêmes valeurs.
Ce partenariat symbolique relance le débat sur la politique migratoire franco-britannique à moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2027.














